SOCIÉTÉ

"À la recherche du bonheur" : un événement pour lutter contre le cyber-harcèlement


Vendredi 26 Avril 2019 à 16:14

PRÉVENTION - Depuis ce matin, le cyber-harcèlement est au cœur de toutes les attentions à la mairie de Pirae et ce, jusqu’au samedi 27 avril. En effet, dans le cadre du projet "À la recherche du bonheur" initié par un groupe d'étudiants à l'ISEPP , l’heure est à la prévention.


(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
(Crédit photo : Tahiti Nui Télévision)
Aujourd’hui, plusieurs intervenants ont sensibilisé les élèves des collèges et lycées de Taaone, Samuel Raapoto, Aorai et Saint-Joseph, sur les dangers d'internet et notamment du cyber-harcèlement. L'événement est organisé par "Te ara ora", un groupe d'étudiants en troisième année à l'ISEPP (Institut Supérieur de l’Enseignement Privé de Polynésie Française).

Le cyber-harcèlement existe partout. En Polynésie aussi, même si on parle peu. Il consiste à rabaisser une personne via internet pour avoir une emprise sur elle. Le terrain de chasse des cyber-harceleurs passe par les réseaux sociaux, utilisés au fenua par 77% des internautes. "La personne me disait des grossièretés, elle n'était pas gentille avec moi, elle m'insultait... et moi, je n'aimais pas ça. (...) J'étais triste et j'ai pleuré, énormément. C'était horrible. Personne n'aimerait subir ça. (...) Je sais ce que je dois faire maintenant. Par exemple, si c'est très grave, je sais que je peux aller voir la police. Maintenant, ça va beaucoup mieux, je ne me laisse plus faire. Avant, je me laissais faire car j'avais peur, je ne savais pas"  nous confie une élève, qui a été victime de cyber-harcèlement.

>> Voir aussi : Vidéo - Facebook veut mieux combattre le harcèlement en ligne

Le harcèlement, y compris via internet, constitue une infraction aux yeux de la loi. Le harceleur s’expose à deux ans de prison et 3,5 millions de Fcfp d’amende. Une personne victime de cyber-harcèlement ne doit surtout pas s’isoler. "La première chose à faire pour une victime, c'est de récolter les preuves. C'est-à-dire tous les messages qui lui ont été envoyés, les photos etc. doivent être récoltés via des captures d'écran ou des sauvegardes. Et ensuite, la deuxième chose à faire, c'est d'en parler. C'est le plus important. À ses proches, à la famille, aux professionnels de l'éducation... Pour être conseillé et les inviter à porter plainte à la DSP de Papeete ou à la gendarmerie" explique Herman Cheon, brigadier de la DSP de Papeete, enquêteur et référent en cyber-sécurité.

> "Le cyber-harcèlement est un thème qui n'est pas assez discuté en Polynésie"

À l’heure actuelle, quelques plaintes contre le cyber-harcèlement ont été enregistrées à Papeete et Pirae. Si les élèves de l’ISEPP ont choisi de créer l’événement autour du bonheur et du cyber-harcèlement, c’est pour informer le plus grand nombre, surtout les jeunes.

"Pour nous, le cyber-harcèlement est un thème qui n'est pas assez discuté en Polynésie, qui n'est pas assez pris à part.(...) Donc on est là en fait pour lancer le mouvement, en espérant que le cyber-harcèlement soit analysé, mis sur la table en Polynésie (...) Beaucoup trop de jeunes sont cyber-harcelés aujourd'hui" déclare Océane Daubet-Hubert, chef de projet de l'événement.

Samedi, les ateliers consacrés au bonheur et au cyber-harcèlement seront ouverts à la mairie de Pirae de 8h à 17h30, à destination du grand public.
 
Rédaction web avec Thierry Teamo







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