SOCIÉTÉ

À Manihi, vivre du tourisme n’est pas évident


Mercredi 14 Novembre 2018 à 14:01

DOSSIER DE LA SEMAINE – À Manihi, aux Tuamotu, les touristes peinent à venir depuis la fermeture de l’hôtel en 2012. Cependant, les propriétaires et gérants des trois pensions de famille de l’atoll ne baissent pas les bras, au contraire...


Des bungalows du Manihi Pearl Beach, fermé depuis 2012. Crédit : Ingrid et André Vohi - Tahiti Nui Télévision
Des bungalows du Manihi Pearl Beach, fermé depuis 2012. Crédit : Ingrid et André Vohi - Tahiti Nui Télévision
Manihi fait partie des magnifiques atolls des Tuamotu. C'est une île paradisiaque encore préservée qui compte moins de 700 habitants. Mais aujourd'hui, ce décor qui fait rêver ne suffit plus à attirer le voyageur. Malgré une amélioration du taux de fréquentation dans certains atolls voisins, grâce notamment à l'arrivée des nouvelles compagnies aériennes, Manihi subit quant à elle la crise avec deux des trois pensions de l'île qui ont du mal à joindre les deux bouts.
 
"On n’a pas un client, souffle Manu, le propriétaire de la pension Poerani Nui. On a énormément de choses à faire. On a déjà un grand manque d’avions qui viennent de Rangiroa par rapport aux clubs de plongée, parce qu’il n’y a plus que quatre atolls aux Tuamotu où tu as de la plongée. Après on parle de l’effet French Bee, mais nous, à Manihi, on n’a encore rien senti…"
 
"Je pense que quand il y aura plus de pensions, les avions reviendront, analyse de son côté Vaiana, la propriétaire de la pension Nanihi Paradise. Là, on est que trois, on ne va pas aller loin…"
 
Depuis la fermeture du Manihi Pearl Beach en 2012, les choses se sont dégradées pour ces gérants de pensions de famille. Le nombre de vols domestiques ayant diminué, Manihi est tombée petit à petit dans l'oubli. La seule pension qui réussit encore à subsister est située au cœur de l'unique village de l'atoll. Les trois bungalows de la pension Manihi Pearl Village, propriété de la famille Drollet, sont souvent occupés par les professeurs, les commerciaux et autres travailleurs de Tahiti en mission pour quelques jours sur l'atoll.
 
Étant situées au secteur, sur les motu, les pensions de Vaiana et Manu ne profitent donc pas de cette clientèle de Tahiti. Leur public visé reste le touriste qui a décidé de découvrir l'île et ses trésors cachés.
Encore aujourd'hui, ils tiennent bon et cherchent des solutions. Vaiana, par exemple, a le projet d'organiser des soirées de concert sur son motu, avec un artiste bien connu au fenua.
 
D'autres y croient aussi, comme Bernard Tora, qui a décidé de créer un centre de plongée en 2016. Pour lui, Manihi pourrait être le nouveau paradis des plongeurs sous-marins.
 
"Déjà, Manihi c’est un cadeau, se réjouit-il. La plongée, c’est fantastique ! Tous les gens qui sortent de l’eau disent qu’ils ont rarement vu ça. C’est gavé de poissons, l’eau est très claire, limpide, chaude. Il y a du corail en parfait état. Ce sont des choses que les gens voient malheureusement de moins en moins à cause de la population, de la pollution, de tout un tas de choses…"
 
Vivre du tourisme à Manihi n'est pas évident, mais les acteurs du tourisme ne désespèrent pas… Il semblerait que des jours meilleurs se profilent à l'horizon pour ces acteurs du tourisme. En effet, l'hôtel a trouvé dernièrement un nouvel acquéreur, cela pourrait ramener un certain équilibre dans ce secteur.
 
 
Rédaction web avec Ingrid et André Vohi
 


Tags : Manihi, tourisme





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