POLITIQUE

Visite de François Hollande : Edouard Fritch et son gouvernement font le bilan


Vendredi 26 Février 2016 à 15:55 | Lu 1229 fois

VISITE PRÉSIDENTIELLE - "Je ne suis pas déçu" a déclaré Edouard Fritch. Le président de la Polynésie et son gouvernement tirent un bilan plutôt positif de la visite de François Hollande au fenua lundi.


Ce vendredi, Edouard Fritch et son gouvernement ont fait un bilan de la visite du Président François Hollande. 
Le président Fritch a tout d’abord souligné l’accueil chaleureux des Polynésiens pour François Hollande lors de sa visite officielle. "Je crois que le président Hollande avait envie de venir à la rencontre des Polynésiens, de notre Polynésie qu’il ne connaissait pas. C’est vrai, son séjour a été court, mais je pense qu’il a été aussi intense", a déclaré le président.
 
Concernant les annonces faites par le chef de l’État, Edouard Fritch a évoqué l’important travail préparatoire du gouvernement ainsi que des parlementaires polynésiens réalisé en amont de sa visite. "Les annonces du Président de la République ont été préparées en amont puisque la base a été constituée par le gouvernement polynésien. Et puis le "tri" je dirais, a été fait au niveau de l'Élysée. Nous savons ce que nous avons demandé au Gouvernement central", a déclaré Edouard Fritch aux médias.
Il a également insisté sur le rétablissement des relations de confiance, du dialogue apaisé, entre l’État et le gouvernement de Polynésie française.
 
Le président a indiqué que, d’ici les prochains jours, le gouvernement, en association avec les parlementaires, allait travailler avec l’État, afin d’établir une feuille de route et de faire en sorte que ces dossiers puissent se concrétiser et entrer rapidement dans une phase opérationnelle. Le président doit d’ailleurs se rendre à Paris dans le courant du mois d’avril pour formaliser le calendrier de travail. 
 
Parmi ces dossiers, figurent notamment les "Accords de Papeete", la loi de Finances 2017, la transition énergétique, la sanctuarisation de la DGA (dotation globale d’autonomie) ou encore des modifications de la loi statutaire, pour lesquels des échanges entre l’État et le Pays ont lieu depuis plusieurs mois. "Il ne s’agit pas d’évolution statutaire, mais bien d’ajustements et de clarifications afin de rendre notre statut beaucoup plus efficace et opérationnel", a précisé Edouard Fritch sur ce dernier point. La réforme du statut, portée par un projet de loi, devrait être soumise au Parlement à l’automne.
 
Le sujet du nucléaire a également été évoqué par le président. "Il faut attendre la rédaction du nouveau décret d’application de la loi Morin pour mesurer les conséquences de l’évolution annoncée en matière d’indemnisation des victimes",a indiqué Edouard Fritch dans son discours, avant de poursuivre : "Le Président de la République a pris en compte, non seulement l’aspect de l’indemnisation et celui des compensations financières et économiques, mais aussi l’aspect environnemental - la dépollution de Hao, la surveillance de Moruroa et Fangataufa - et l’aspect historique avec la création d’un mémorial des essais nucléaires".
Le président a toutefois précisé que pour ce qui concerne la modification du décret d’application de la loi Morin, le gouvernement et les parlementaires restaient vigilants afin que l’on sorte des blocages actuels concernant l’indemnisation des victimes.

"Ce que les associations ont réclamé, c’est de retirer les "risques négligeables"", avait rappelé Père Auguste, un peu déçu après les annonces de François Hollande. "Il n'y a pas que nous, il n'y a pas que les essais nucléaires", déclare Edouard Fritch aux médias. "L'État français est en train de régler un problème qui traîne depuis des années, c'est celui de l'amiante. Ça coûte énormément d'argent à l'État comme les essais nucléaires risquent de coûter beaucoup d'argent à l'État si on leur dit que tous les cancers de Polynésie sont dus aux essais nucléaires (...)  Moi quand j'étais enfant j'ai demandé une voiture à 16 ans. Je n'ai jamais eu ma voiture à 16 ans. Ce n'est pas pour autant que je renie mes parents". 
 

Rédaction Web avec communiqué de presse (Interview : Sam Teinaore / Maite Mai)
 

Edouard Fritch, président de la Polynésie française








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