SOCIÉTÉ

Vidéos - L'euro en Polynésie ? Peu de chance que cela arrive


Mercredi 8 Février 2017 à 17:05 | Lu 4969 fois

ECONOMIE - Pour les 50 ans de l'IEOM, la direction générale de l'établissement fait le tour des collectivités du Pacifique. Première étape : l'agence de Tahiti. C'est l'IEOM qui émet le Franc Pacifique. Une monnaie qui semble avoir encore de beaux jours devant elle...


Crédit : Tahiti Nui télévision
Crédit : Tahiti Nui télévision
L'Institut d'émission d'outre-mer (IEOM) fête cette année ses 50 ans. L'IEOM se charge d'émettre les pièces et les billets en Franc Pacifique. Une monnaie rendue plus sûre en 2014 avec de nouveaux billets toujours décorés de signes distinctifs propres à chaque territoire et auxquels les habitants restent très attachés. "Je pense que c'est historique (...) Je pense que les Polynésiens sont attachés à leur signe monétaire, et pas que les Polynésiens puisque c'est une zone d'émission qui comprend la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna", explique Claude Periou, directeur de l'agence IEOM de Papeete. 

Cette monnaie aux couleurs de l'Océanie disparaîtra-t-elle au profit de l'Euro ? Une éventualité régulièrement évoquée. Les autorités du pays se sont déjà penchées sur la question. L'introduction de la monnaie européenne dans la région nécessiterait toutefois une volonté politique commune des 3 collectivités. Wallis-et-Futuna y est favorable, mais en Nouvelle-Calédonie, le passage a l"Euro n'est pas l'ordre du jour tant que le processus de référendum de 2018 sur l'indépendance n'est pas allé à son terme. "S'il y a eu à un certain moment un consensus des milieux économiques, du point de vue politique, il n'y a jamais eu d'accord. Ensuite, à partir du moment où les 3 collectivités du Pacifique se mettraient d'accord pour faire la demande du passage à l'euro, il faudrait que le dossier soit instruit et c'est un sujet compliqué qui doit faire appel aux autorités françaises, européennes, à la Banque centrale européenne. A partir du moment où les collectivités le souhaiterait dans leur ensemble, c'est un dossier qui prendra du temps et dont l'issue reste inconnue parce qu'il n'est pas du tout certain que les autorités européennes trouvent que c'est une bonne idée de mettre l'euro dans le Pacifique", détaille Philippe La Cognata, directeur de l'IEOM venu de Paris. 

Peu de chance donc que la Polynésie passe un jour à l'euro. Et avec sa parité fixe, le franc Pacifique ne freine pas l'économie. Au contraire, selon l'IEOM, l'utiliser, c'est comme avoir l'euro sans les contraintes. "Le Fcfp est rattaché par une parité fixe à l'euro. Ce qui permet d'avoir les avantages de l'euro sans les inconvénients. Il ne faut pas se tromper : tous les grands partenaires économiques de la zone savent très bien que la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie ou Wallis-et-Futuna sont des terres de France dans le Pacifique. Donc quand ils viennent investir, les grands acteurs du nickel, les grands hôteliers savent très bien qu'ils viennent investir dans des pays où la monnaie est fixe, leurs investissements garantis, l'environnement juridique solide. Donc c'est un peu l'euro sans les contraintes", résume Philippe La Cognata. 
Rédaction web avec Thomas Chabrol

Claude Periou, directeur de l'agence IEOM de Papeete


Philippe La Cognata, directeur de l'IEOM venu de Paris








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