CULTURE

Vidéo - 72 heures chrono


Mardi 7 Mars 2017 à 15:35 | Lu 1244 fois

AUDIOVISUEL - Jérôme Schmitt est un prof multi-casquettes. Histoire, géo et cinéma sont son quotidien et les matières qu'il enseigne au lycée Paul Gauguin. Bientôt, c'est la casquette d'ambassadeur de la culture polynésienne, qu'il coiffera en Nouvelle-Zélande, lors de deux festivals. Le Maori Land Festival où il présentera le court métrage Te Toto et, le Native Slam, où il aura 72 heures pour réaliser un court métrage.


Crédit photo: TNTV
Crédit photo: TNTV
Te Toto , son film qu'il a réalisé avec ses élèves et présenté au Fifo dans la catégorie "la nuit des courts-métrages", a été retenu pour être projeté en Nouvelle-Zélande à l'occasion du Maori Land Festival, événement entièrement consacré à tous les réalisateurs du Pacifique. Pour l'occasion Jérôme Schmitt représentera la Polynésie, puisqu'il doit s'y rendre jeudi, et par la même occasion rencontrer d'autres réalisateurs du Pacifique.

Mais cela ne s'arrête pas là pour le professeur. Il doit participer aussi au Native Slam, toujours en Nouvelle-Zélande, du 15 au 19 mars, festival qui met en exergue le cinéma "autochtone", où 17 réalisateurs de 17 pays devront se scinder en cinq équipes afin qu'en 72 heures, chaque équipe produise un court métrage.

"Mon équipe sera composée d'une Hawaiienne et d'un Néo-Zélandais et nous allons tourner dans l'île du Nord. Ce sera un véritable challenge."

 Plusieurs critères doivent être respectés lors de ce challenge. "Une partie du film doit être en langue maori et sans musique, bref tout un tas de critères qui vont mettre un peu de piment dans la réalisation du court métrage." explique Jérome, visiblement ravi à l'idée de faire partie de cette aventure.

Bien évidemment histoire de corser la difficulté, le thème du court métrage qu'il aura à réaliser sera donné le jour J. Dés qu'il aura pris connaissance de celui-ci, le décompte des 72 heures s'enclenchera.

"Il va falloir que l'on fasse preuve d'une grande réactivité, autant au point de vue scénaristique que dans le tournage." Si les trois réalisateurs sont pour l'instant en contact via le net, échangeant quelques idées, "Après il va nous falloir faire un grand brainstorming pour mettre au point tout cela et surtout faire apparaître la culture polynésienne dans ce film."

Mais l'homme a une idée derrière la tête: tisser des liens entre Maohi et Maori. "Le voyage sera l'occasion de tisser des liens et de monter un réseau pour les prochains films de LPG Prod (NDLR: Lycée Paul Gauguin Production)" Le but, faire venir au lycée Paul Gauguin, un réalisateur ou un technicien Néo-Zélandais pour une rencontre avec ses élèves.

"L'idéal serait de créer des liens avec des élèves de Nouvelle-Zélande, pour qu'ils puissent d'ici un ou deux ans venir faire un séjour en Polynésie dans le cas d'une réalisation filmique et que mes élèves puissent se rendre ensuite en Nouvelle-Zélande". Echanger les cultures via le prisme qu'est le cinéma.

Fourmillant d'idées et de projets, Jérome Schmitt compte bien dans le courant de l'année présenter un nouveau film, toujours réalisé avec ses élèves, qui s'intitulera "Tape'a te pa'ari" (NDLR: Tiens bon) qui relate le combat d'un de leurs camarades,  Tapunui Lucas, en surpoids, qui souhaite maigrir afin de réaliser son rêve: passer sa licence de pilote de ligne.

 
Rédaction Web avec Manava Tepa et Tauhiti Tauniua Mui San

Te Toto







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