SOCIÉTÉ

Une réforme pour mieux contrôler et maîtriser la production


Vendredi 14 Octobre 2016 à 17:28 | Lu 1175 fois

PERLICULTURE - Après avoir été adopté par le CESC jeudi, la nouvelle réforme du secteur de la perliculture a été présenté ce matin aux maires et délégués des îles concernées. Le projet a été bien accueilli notamment concernant la création d'un comité de gestion qui associerait également les maires.


Crédit photo: TNTV
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Après avoir séduit le CESC, c'est au tour des maires de s'exprimer sur la nouvelle réforme. Tous ont admis être très satisfaits, d'autant qu'ils sont inclus dans le texte au travers de la création de comités de gestion dans chaque île perlicole, dont chaque tavana sera membre de droit.

Vai Gooding, maire des Gambiers, se montre enthousiaste. "C'est un très bon, très bon projet, dès lors que les avis des perliculteurs et des maires sont respectés dans le projet de loi (...)"

Pour lui, dans ce projet "Je retiendrai une chose importante. C'est la création d'une commission de gestion qui sera installée dans toutes les communes où il y a des activités perlières, et cette commission sera présidée par des professionnels et où les maires des communes seront membres de droit. (...) Cette disposition est importante dès lors que l'on pourra avoir un avis de tout le monde, des perliculteurs, du conseil municipal etc.. afin de pouvoir régulariser au mieux cette activité."

La création de nouvelles instances mais aussi une meilleure organisation et maîtrise de la production, la prise en compte de l'aspect environnemental, et enfin, la simplification des procédures sur le plan administratif et sur l'exportation. Ce sont les 4 grands axes du projet de loi dont peut se satisfaire Teva Rofritsch, ministre de l'économie bleue.

"Les points clés de cette réforme, c'est avant tout de pouvoir mieux organiser notre production et de la maîtriser (...). Ces derniers temps, nous avons fait du quantitatif à outrance qui allait jusqu'à la surexploitation de certains lagons, voire des catastrophes écologiques. (...) "

"On crée des nouvelles instances de gouvernance du secteur, à l'échelle des atolls et des exploitations où seront décidés des objectifs, un quota de production annuel en concertation avec tous les professionnels, depuis chaque atoll, chaque lagon, jusqu'à l'ensemble de la Polynésie sous le Conseil de la Perliculture. Ca, c'est le deuxième aspect innovant de la réforme."


"Le troisième aspect important, c'est la prise en compte de la dimension environnemental à tous les niveaux. Il faut qu'on tire les leçons de la surexploitation des lagons (...). Le dernier aspect, c'est la simplification des procédures. L'allègement de la partie exportation (...)".

Une réforme qui a muri durant 15 mois pour faire l'unanimité. Le CESC a tout de même émis deux recommandations. L'une concernant l'octroi de moyens humains, financiers et juridiques pour faire respecter la nouvelle réglementation et l'autre concernant une large diffusion du texte en français et en tahitien pour tous les acteurs concernés.

Ce projet de loi devrait être transmis à l'Assemblée d'ici deux à trois semaines selon le ministre de l'économie bleue.
 
Rédaction Web

Les quatre objectifs principaux de la réforme:

-  Créer les outils de régulation de la production pour passer d’une dynamique d’intensification mal maitrisée à une logique de production organisée et de qualité. Des quotas de production seront fixés à l’échelle de la Polynésie française, après avis des professionnels, puis attribués à chaque exploitation.

-  Assurer le retour vers les professionnels du choix de la qualité commerciale. La classification des produits sera revue pour être plus conforme aux pratiques des marchés. Les procédures d’exportation seront simplifiées pour alléger les démarches des professionnels.

-  Encadrer les activités de commerçant de nucléus et de détaillant pour renforcer l’organisation de la filière.

- Mettre en place une démarche de développement durable. Les surfaces autorisées seront plafonnées en fonction des caractéristiques écologiques des lagons. Les conditions d’utilisation du domaine public seront également revues vers un renforcement des obligations de remise en état et de recyclage des déchets.

 







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