SPORT

Trois petits jours et puis s'en vont


Lundi 14 Août 2017 à 17:00 | Lu 1992 fois

BILLABONG PRO TAHITI - En se terminant dimanche, la Billabong Pro Tahiti n’a duré que trois jours, devenant ainsi la compétition de surf la plus rapide de l’histoire. S'il y a eu des précédents où un contest n’a duré que trois jours, qu’une compétition démarre le premier jour de la waiting period et se termine le surlendemain est un fait inédit. L’une des conséquences est le manque à gagner pour la communauté de Teahupo’o.


Crédit photo: TNTV
Crédit photo: TNTV
La Billabong Pro Tahiti est un événement phare pour le surf  au niveau mondial. Mais elle est aussi très importante au niveau économique pour les habitants de Teahupo’o. "Il ne faut pas oublier que Teahupo'o vît une fois dans l'année la compétition de surf. C'est pour cela que les habitants essaient d'améliorer leur environnement. Ici, 80% de la population n'a pas de salaire", explique Gérard Parker, maire de la commune.

Au-delà des jobs, ou encore d’une baisse des nuitées pour les habitants qui accueillent les surfeurs et les organisateurs, une autre conséquence est à prendre en compte. C’est l’investissement financier de la part des accueillants. "Trois jours de compétition, il y aura un impact. Car les gens se sont préparés à recevoir les surfeurs et leur staff. Ils ont investi. Si on raccourci la compétition, il y aura un impact."

Du coté de Pascal Luciani, organisateur de la Billabong Pro Tahiti pour la WSL, on explique. "Sur trois jours, il est vrai que l'impact économique sur la commune est moindre. Cela change des douze jours prévus. Mais on est tributaire des aléas de la météo. C'est comme cela et pas autrement."

La World surf League se donne douze jours maximum de période d’attente pour avoir les meilleures vagues. Et il semblerait que cette année, la fenêtre la plus favorable tombait les trois premiers jours. "Les conditions météo qui s'annoncent nous montre qu'à partir de lundi, les conditions ne sont plus favorables du tout. On ne peut rester là à attendre une embellie, alors que l'on sait très bien qu'il n'y aura rien derrière.", assure Pascal Luciani.

Etant, malgré tout une entreprise commerciale, on pourrait penser que la World Surf League soit satisfaite d’enregistrer moins de dépenses en trois jours qu’en douze. Ce serait  négliger le potentiel de la vague de Teahupo’o. Plus la vague se montre sous son vrai jour, plus la compétition est suivie sur les télés et sur Internet.
 
Il est donc à parier que La WSL préfèrerait attendre douze jours pour avoir des vagues magiques qui généreraient beaucoup d’audience, plutôt que de terminer la compétition en trois jours dans des conditions moyennes.
 
Rédaction Web avec Karim Mahdjouba et Thierry Teamo







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