SOCIÉTÉ

Trois nouveaux internats pour la Polynésie


Samedi 22 Octobre 2016 à 14:44 | Lu 2584 fois

EDUCATION - Najat Vallaud Belkacem a poursuivi ses visites ce samedi matin. Au programme, l'internat du lycée Taaone et le collège Henri Hiro à Faa'a où un futur internat devrait voir le jour en 2018. Elle a annoncé que l'Etat participerait à la moitié du financement de cet internat, soit 300 millions Fcfp et que deux autres internats sont prévus. L'un aux Marquises à Hiva Oa et l'autre à Mahina, au lycée professionnel à Atima, pour lesquels l'Etat participera à hauteur de 300 millions Fcfp.


Crédit photo: TNTV
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Najat Vallaud Belkacem reconnait bien volontiers, d'elle-même, qu'elle ne connaissait la situation des étudiants polynésiens que sur "papier", car jusqu'alors elle n'était pas venue en Polynésie.  Estimant indispensable pour les ministres de l'Etat de se déplacer partout dans les territoires afin de bien se rendre compte de la situation, elle reconnait, "qu'ici il y a une difficulté bien singulière".

Pointant la "problématique archipélagique", pour la ministre, "trouver les chemins de l'école est particulièrement difficile pour les élèves (...) il faut que nous les aidions."

Et les aider, passe par la création d'internat, comme elle l'a évoqué hier au soir à l'université, évocation qui a pris consistance ce matin au collège Henri Hiro de Faa'a. "Nous soutenons la prochaine construction de l'internat qui verra le jour ici, à la rentrée 2018 et qui contiendra 257 places, mais aussi d'un autre dans les îles Marquises et une extension d'un autre internat à Mahina."

Sur le décrochage scolaire, la ministre ne mâche pas ses mots, "Il y a ici, un décrochage scolaire qui est très élevé et qui n'est pas normal dans la mesure où, il y a toujours une part de décrochage scolaire partout sur le territoire français qui s'explique par de multiples facteurs".

Là où le bât blesse pour la ministre, c'est "quand vous comprenez que le facteur principal du décrochage scolaire ici, c'est l'empêchement de fait des élèves de continuer leur scolarité par un manque de continuité géographique, tout simplement !  C'est un devoir absolu pour l'Etat, le Pays et les pouvoirs publics de s'atteler à cette question à la fois des internats, mais aussi de trouver d'autres solutions."

D'autres solutions qui passeraient pour Najat Vallaud Belkacem par le déploiement du numérique. "Le numérique doit absolument servir à faciliter la vie de l'élève polynésien. A partir du moment où l'on arrive à avoir les infrastructures nécessaires dans chaque archipel, à déployer le numérique dans chaque école primaire, on peut envisager des choses qui jusqu'à présent n'existent pas, comme l'enseignement à distance avec des élèves qui continuent d'être encadrés."

Reconnaissant la fracture numérique qui existe entre Tahiti et les archipels, la ministre annonce que "L'Etat a déployé un plan pour que le haut débit, voire le très haut débit soit présent dans l'ensemble des territoires d'ici quelques années, en rentrant à Paris, je vais veiller à ce que la Polynésie soit bien concernée par ce plan, car il me semble qu'il y ait une nécessité plus grande ici qu'ailleurs à ce qu'elle le soit."

Du haut débit, des bonnes connexions entre Tahiti et les archipels et le reste du monde, sont les conditions sine qua non pour que le plan numérique de l'éducation fonctionne à plein rendement. Ce que reconnait aisément Najat Vallaud Belkacem.

 
Rédaction Web avec Mata Ihorai et Tamara Sentis
 

Patrick Klosowski, proviseur du lycée Henri Hiro, nous explique en quoi la construction d'un internat permettra de lutter contre le décrochage scolaire.
 







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