SOCIÉTÉ

Tarification des cantines scolaires: un casse-tête pour les communes


Mercredi 29 Mars 2017 à 15:00 | Lu 2203 fois

CANTINE SCOLAIRE - La tarification des cantines scolaire est un véritable casse-tête pour les maires des communes polynésiennes. Un séminaire sur le sujet a démarré mardi à l'école Amatahiapo de Mahina. Les tavana se donnent deux jours pour trouver les solutions à ce problème.


Crédit photo: DR
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Appliquer un tarif de cantine  juste pour les familles n'est pas un exercice aisé pour les équipes municipales. Aux Tuamotu par exemple, un repas coûte environ 500 francs mais les familles ne payent que 100 francs. Les 400 francs prix en charge par la commune sont répercutés sur tous les administrés au détriment parfois de projets d'investissement.
 
Théodore Tuahine, maire de Hao, nous parle des problèmes rencontrés par les communes. "Nous avons, nous les maires de communes, quasiment la même problématique. Faire du social. On essaie d'aider notre population qui n'ont pas d'emploi et qui n'arrive pas à payer la cantine. Par exemple à Hao, nous facturons le repas aux familles à 100 Fcfp, et les 400 Fcfp restants sont supportés par la commune. Si on multiplie ces 400 Fcfp par les 160 élèves que compte Hao, on arrive par an à une dépense d'environ quatre millions par an, et c'est énorme."
 
Le coût engendré par la restauration scolaire ampute le budget de la commune qui doit aussi budgéter, l' eau, la collecte des déchets etc... "Après c'est un choix politique que nous avons pris pour aider la population."
 
Pour le premier magistrat de Hao, la solution pourrait être de "rendre cette compétence en budget annexe avec une meilleure visibilité des coûts car on s'est rendu compte que la restauration scolaire a été noyé dans le budget principal, donc au final, on ne s'aperçoit pas de la perte et l'une des solutions que nous avons proposées, c'est de la passer dans le budget annexe."
 
Il y a des aides sociales, certaines municipalités ont mis en place des systèmes de bourses ou font appel à l'association des parents d'élèves. Il est également possible de faire appel à des prestataires mais cela, beaucoup de maires veulent l'éviter.
 
Comme  Sylviane Terooatea, maire de Uturoa. "On pense aux parents d'abord, mais il faut aussi penser au coût de revient puisque par exemple à Uturoa on fait payer les repas à 100 Fcfp alors qu'il coûte 470 Fcfp par jour. Sur les 370 Fcfp une partie est prise en charge par la CPS, mais la plus grande partie incombe à la commune. Et quand je dis la commune, j'entends tous les administrés".

Pour la maire, impossible de continuer comme cela. "Faire supporter ces charges par tout le monde, alors que c'est ton enfant ? Même si il n'y a pas de travail et donc moins de revenus dans les foyers, il faut trouver un juste équilibre pour aider la commune à payer le plat des enfants à la cantine."
 
Une des principales solutions évoquées lors de la première journée de travail est la responsabilisation des parents. Consacrer 2 000 à 7 000 francs par mois pour son enfant ne devrait pas être insurmontable.
 
Rédaction Web avec Sam Teinaore







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