FAITS DIVERS

Sept ans après la disparition de la famille Petit, le mystère demeure


Vendredi 13 Octobre 2017 à 14:05 | Lu 3363 fois

JUSTICE- La gendarmerie vient de lancer un nouvel appel à témoins dans le cadre de l’enquête sur la disparition de Dominique Petit et de ses deux enfants : Gaëlle et Arthur, le 4 juin 2010 au large de Tahiti. Car 7 ans après, les investigations piétinent. Deux hypothèses sont toujours privilégiées : une mise en scène pour masquer la fuite de la famille ou un sabotage volontaire de leur voilier par le père de famille pour mettre fin à leurs jours. Retour sur une affaire qui n’a pas encore livré tous ses secrets.


Le voilier Honu, disparu en 2010
Le voilier Honu, disparu en 2010
Avec cet appel à témoins, la gendarmerie braque de nouveau les projecteurs sur un dossier qui demeure jusqu’à aujourd’hui une énigme de l’histoire judiciaire polynésienne.

Celle de la famille Petit, arrivée en Polynésie par bateau courant 2007. Après quelques mois au fenua, le couple que forment Dominique et Vanessa commence à battre de l’aile. La jeune femme décide finalement de quitter son conjoint.

Ce que Dominique Petit vit très mal. S’ensuit un bras de fer judiciaire pour la garde des enfants, Gaëlle et Arthur, âgés de 3 et 2 ans à l’époque.

Le 2 juin 2010, Vanessa obtient de la justice la garde alternée à laquelle le père des enfants s’oppose. Le 4, elle se rend à la marina Taina où elle est censée les récupérer.

Mais elle ne trouve sur place qu’une lettre et ces quelques mots glaçants : « c’est tout ce qu’il te reste. Pleure ».

Le voilier de Dominique, le « Honu », n’est plus à quai. La veille, l’homme a fait le plein du réservoir.

Quelques jours plus tard, des pêcheurs de Moorea se manifestent. Ils disent avoir vu sombrer le navire entre Tahiti et l’île sœur. Un canot de sauvetage encore dans sa coque appartenant au Honu est également retrouvé.

Depuis…..pas grand-chose. L’affaire, qui n’est pas sans rappeler celle du « docteur Godard »,  fait toujours l’objet d’une instruction au palais de justice de Papeete mais les enquêteurs ne disposent que de peu d’éléments.

« Masquer l’enlèvement des enfants »

La justice a envisagé, ces dernières années, de faire sonder les fonds entre Tahiti et Moorea pour tenter de localiser l’épave du voilier.
 
Mais l’opération représentait un coût financier considérable, de surcroît sans certitude de résultat compte tenu de la superficie et de la profondeur de la zone de recherche.

Le sabotage volontaire du navire par le père de famille après qu’il ait supprimé ses deux enfants demeure donc une hypothèse invérifiable.

Reste la piste de la mise en scène fomentée par Dominique Petit pour fuir avec ses enfants sans laisser de trace. Une thèse également envisagée par la justice et privilégiée par les proches des deux enfants.

Des investigations conduites par un juge d’instruction ont été menées ces dernières années dans divers pays mais sans résultat.

En métropole, les proches de Gaëlle et Arthur ont également fait appel à une agence de détectives privés pour tenter d’obtenir des réponses.  

En juin de cette année, ladite agence affirmait sur son site internet que « les nombreuses investigations réalisées récemment » permettaient « de déterminer que le naufrage n’est qu’une mise en scène visant à masquer l’enlèvement des enfants ».

Avec cet appel à témoins, la gendarmerie veut faire bouger les lignes, obtenir, 7 ans après, de nouvelles informations qui pourraient faire avancer l’enquête.

Car depuis ce triste jour du 4 mai 2010, personne ne sait ce que sont devenus Dominique, Gaëlle et Arthur Petit.
 
J-B. C.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 







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