FAITS DIVERS

Salon de l’Habitat : la victime a prétexté une MST pour faire fuir son agresseur


Lundi 20 Mars 2017 à 16:06 | Lu 16918 fois

JUSTICE - L’individu qui a agressé sexuellement une jeune femme, samedi dans les toilettes du Salon de l’Habitat à Papeete, a été condamné, ce lundi en comparution immédiate, à une année de prison ferme. Sa victime, présente à l’audience, a expliqué, en larmes, avoir inventé une maladie sexuellement transmissible pour parvenir à faire fuir son agresseur.


L’homme de 23 ans tenait un stand de panneaux solaires situé à proximité de celui de la mère de la victime. Une jeune femme qui lui a tapé dans l’œil, comme il l’a reconnu. Il a donc eu la mauvaise idée de la suivre lorsqu’elle s’est rendue dans les toilettes pour changer de vêtements.

L’individu s’est alors engouffré dans la cabine puis a fermé la porte à clé. Il a ensuite déshabillé le chemisier de la jeune femme et s’est livré à des attouchements. Enfin, il lui a réclamé une fellation.

Malgré les circonstances, la victime a su garder la tête froide. Et elle est parvenue à freiner les ardeurs du jeune homme en lui affirmant qu’elle était atteinte d’une maladie sexuellement transmissible.
"Je me disais que si je criais, ou me débattais, il allait me frapper. C’est pour ça que j’ai inventé cette histoire de MST", a-t-elle déclaré à l’audience, des sanglots dans la voix.

Un subterfuge qui a fonctionné puisque son agresseur a finalement quitté les toilettes. Face au magistrat, le mis en cause a reconnu l’intégralité des faits. "J’ai flashé sur elle", a-t-il dit avant de se tourner vers la jeune femme : "je te demande pardon pour tout le mal que je t’ai fait".

Son avocate s’est appuyée sur le rapport de l’expert psychiatre pour insister sur le fait que son client n’était pas "un pervers" mais quelqu’un "d’immature" à la recherche "de l’image maternelle". "Il n’y a pas de risque de récidive", a-t-elle ajouté.

"Si vous me laissez une dernière chance, je vous promets que vous n’allez plus me revoir", a assuré, pour sa part, l’agresseur à l’issue de son procès.

Déjà connu de la justice, pour des vols, il a finalement écopé d’une peine de deux ans de prison, dont une année assortie du sursis, avant d’être écroué sur le champ à Nuutania. Il devra également verser 250 000  Fcfp de dommages et intérêts à sa victime pour le préjudice moral subi.
 
J-B. C.
 







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