SOCIÉTÉ

Rima Here ou une porte ouverte vers l'insertion


Jeudi 29 Septembre 2016 à 17:14 | Lu 720 fois

FAA'A - La journée porte-ouverte de l'association Rima Here s'est déroulée ce jeudi, l’occasion pour le public de venir découvrir les travaux des usagers de ce centre d'accueil médico-social et d'acheter les produits confectionnés par les pensionnaires.


Crédit photo: Tahiti Nui Télévision
Crédit photo: Tahiti Nui Télévision
Depuis son ouverture en 1985, l'association vient en aide aux personnes handicapées et malades mentaux, grâce notamment à la formation. Quatre principales activités sont dispensées à Rima Here: l'artisanat, le jardinage, l'horticulture et les activités ludiques pour les malades mentaux lourds.

Le fonctionnement de ce centre médico-social de Faaa est assuré à 80% par une subvention de la direction des affaires sociales à hauteur de 40 millions par an. Afin de boucler son budget Rima Here dispense également d'autres formations comme par exemple, l'apiculture et la transformation de palettes en bois.

Thierry Liu Sing président de l'association Rima Here, prend à coeur sa mission première qui est  "d'essayer d'insérer un maximum de personnes dans la vie active. Si nous avons réussi à y parvenir avec quelques personnes, comme par exemple au MC do ou dans la pépinière,  hélas, nous gardons au sein de Rima Here les personnes les moins autonomes. Ceux que l'on arrive pas à insérer dans le milieu ordinaire".

Tea Frogier ministre du travail et du dialogue social était présente à cette journée et a tenu à saluer l'action de l'association. "Cela fait un bon nombre d'années qu'elle travaille notamment dans le domaine du handicap mental et psychique et je trouve très satisfaisant leur accompagnement et leur volet de formations."

A Rima Here l'on ne se contente pas d'accueillir les personnes souffrant de troubles psychiques ou mentaux, on essaie de les rendre autonomes par le biais d'activités ou de formations. Peut-on espérer voir un jour ces personnes s'insérer dans la vie active ?

Pour la ministre, parler d'insertion professionnelle est peut-être prématuré. "On est sur des handicaps un peu lourds, donc plutôt que de parler d'insertion professionnel, on est plus dans l'autonomisation de ces personnes. On peut effectivement les accompagner pour qu'ils aient des petites activités pour leur permettre de subvenir à leurs besoins. Mais il ne s'agit pas d'en faire des travailleurs dans le cadre d'une entreprise."

76 personnes fréquentent l'association Rima Here au quotidien. 53 viennent ici en journée et repartent dans leur foyer et 23 autres, à l'handicap plus lourd, sont hébergées sur place. Quoiqu'il en soit, pensionnaires ou demi-pensionnaires, tous ont trouvé en Rima Here une main tendue pour les sortir de leur enfermement provoqué par la maladie ou par le regard des autres.
 
Rédaction Web avec Thierry Teamo







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