SOCIÉTÉ

RSPF : "le soutien de l'Etat se réduira à la mise en oeuvre de mesurettes"


Mercredi 17 Décembre 2014 à 16:17 | Lu 191 fois

Communiqué. Le Tahoeraa réagit à la question de Jean-Paul Tuaiva sur le RSPF à l'Assemblée nationale.


Jean-Paul Tuaiva (photo d'archives)
Jean-Paul Tuaiva (photo d'archives)

Dans un communiqué intitulé "Retour de l'Etat au RST : encore des promesses et toujours rien de concret", le Tahoeraa réagit à la déclaration de la ministre des Outre-mer sur le RSPF à l'Assemblée nationale (lire ici ). Le député polynésien Jean Paul Tuaiva, a profité d'une séance à l'Assemblée pour faire une piqûre de rappel à l'exécutif : une réponse avait été promise avant la fin de l'année 2014. 


"Notre député Jean Paul Tuaiva s’est encore inquiété du sort des engagements de l’Etat en ce qui concerne le RST (RSPF, NDLR)", déclare le parti orange dans son communiqué. "Il a posé pour la énième fois une question orale au gouvernement hier à l’Assemblée nationale. On croyait, après les multiples assurances données au président Edouard Fritch par le Premier ministre Manuel Valls et par le Président de la République François Hollande, à Paris, puis à nouveau par le Président de la République à Nouméa et à Brisbane, que le retour de l’Etat au RST était réglé, et que cette promesse ne serait tout au plus qu’une question de temps. Tout le monde a donc été surpris d’entendre notre député poser une nouvelle question à ce sujet", explique le parti. 


"Aujourd’hui le Tahoera’a Huiraatira a la certitude que l’Etat ne versera aucune subvention au RST alors que le déficit cumulé de 2013 et 2014 devrait s’élever à environ 7 milliards de Fcfp", assure le parti orange. "Le soutien de l’Etat se réduira tout au plus à la mise en oeuvre de mesurettes qui feront économiser quelques millions au RST, sans commune mesure avec les besoins urgents du régime de solidarité, comme nos sénateurs l’ont récemment expliqué. La question de Jean Paul Tuaiva ne fait que traduire les doutes qui animent à présent nos députés et le Président Edouard Fritch", conclut le communiqué.

 

La réponse de la ministre des Outre-mer Madame Georges PAU LANGEVIN n’est pas de nature à lever ces doutes, bien au contraire. En revenant sur le sempiternel rapport de l’IGAS (l’arlésienne), et en réitérant des assurances et des encouragements au Président Edouard FRITCH, la Ministre ne fait qu’accentuer nos craintes sur les promesses de l’Etat, qui à mesure que le temps passe, n’engagent que ceux qui y croient encore. Nous aussi nous saluons le courage du Président Edouard FRITCH, mais ce n’est pas pour obtenir cette réponse que notre député a posé sa question. Dans sa réponse, Madame PAU LANGEVIN s’est bien gardée de préciser une échéance, et encore moins un montant.

 

Voilà bientôt deux ans que le Président Gaston FLOSSE, puis le Président Edouard FRITCH, et nos députés, interrogent l’Etat sur son retour au RST. Faut-il rappeler que rien n’est prévu dans la loi de finances 2015 à ce sujet. Le moment venu, les Polynésiens seront en droit de s’interroger sur l’attitude pour le moins désinvolte de l’Etat sur ce dossier de la solidarité nationale. Le Tahoera’a Huiraatira, une fois n’est pas coutume, souhaite se tromper.

 







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