SOCIÉTÉ

Quartier Estall : les habitants vivent dans la peur


Mardi 29 Septembre 2015 à 18:27 | Lu 1804 fois

CONDAMNATIONS - Onze prévenus ont comparu devant la justice suite aux faits de violences entre les habitants des quartiers Estall et Paraita. Les meneurs ont été condamnés ce lundi à des peines de prison allant jusqu’à 1 an ferme, certains ont écopé de peines de travaux d’intérêt général.


Crédit : Tahiti Nui Télévision
Crédit : Tahiti Nui Télévision
Ce lundi soir, les condamnations ont été prononcées pour les 11 personnes interpellées pour des actes de violence et de dégradation dans les quartiers de Estall et de Paraita : 1 mandat de dépôt, 3 prévenus maintenus en détention, 5 autres en mise à l'épreuve sur une période de 2 ans.  Un des prévenus écope d'1 an d'emprisonnement avec sursis de 4 mois. Le dernier est condamné à 180 heures de travaux d'intérêt général.

Le 16 décembre, le tribunal statuera sur les demandes des victimes qui se sont constituées partie civile. Tous les prévenus devront indemniser les personnes blessées ou dont la maison a été endommagée pendant les échauffourées.

Les habitants du quartier Estall vivent dans la peur que de tels événements se reproduisent. Il y a un peu plus de deux semaines, Mama Maeva témoigne avoir vraiment mal vécu les événements. Elle cuisinait lorsque des pierres ont volé dans sa maison. Sa clôture en tôle a été arrachée pendant les altercations. Son seul souci était de protéger les enfants qui vivent auprès d’elle.
"Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Je pensais qu’ils allaient revenir. Ma maison était à découvert. J’ai demandé à mes enfants de remettre des tôles" explique-t-elle.
Une autre habitante du quartier confie : "Avant, c'était bien ici, mais en ce moment il y a trop de violence" . Et elle ajoute en se remémorant les faits : "ça fait peur, il y a des enfants et des mamans qui courent dans le quartier".

Le quartier Estall est très souvent mis en avant pour des troubles à l’ordre public ou des trafics de stupéfiants. Mais la majorité des habitants n’ont absolument rien à voir avec les faits. Quelques personnes entraîneraient les jeunes souvent sortis du milieu scolaire, sans diplôme et sans emploi. Certains parents affirment pourtant s'occuper de leurs enfants, les éduquer et essayer de les empêcher de se joindre aux mouvements de quartier. "Mais vous savez les enfants d’aujourd’hui n’écoutent plus. Ils n'en font qu’à leur tête. Moi, je fais en sorte que mes enfants ne fassent jamais cela", explique une mère de famille. 
 
Rédaction web (Reportage de Sam Teinaore et Esther Parau Cordette)
 







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