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Première preuve scientifique liant le virus Zika à la microcéphalie du fœtus


Vendredi 4 Mars 2016 à 07:50 | Lu 1602 fois

SANTE - Selon une étude publiée ce vendredi, le Zika attaque et détruit des cellules cérébrales humaines en développement.


Une petite fille frappée de microcéphalie, au Brésil. (DIEGO HERCULANO / BRAZIL PHOTO PRESS / AFP)
Une petite fille frappée de microcéphalie, au Brésil. (DIEGO HERCULANO / BRAZIL PHOTO PRESS / AFP)
Le Zika attaque et détruit des cellules cérébrales humaines en développement, ont démontré des chercheurs en laboratoire, établissant la première preuve scientifique d'un lien entre ce virus et la microcéphalie du foetus, selon une recherche publiée vendredi.
 
Jusqu'alors, cette relation de cause à effet n'avait pas été prouvée scientifiquement, mais le virus était fortement soupçonné d’être à l’origine des nombreux cas de microcéphalies - une taille anormalement petite du crâne et du cerveau des nouveau-nés - observés en particulier au Brésil où sévit l'épidémie.

L'étude parue cette semaine sur Zika dans la revue médicale britannique The Lancet est la "preuve" la plus évidente qu'il existe un lien de causalité entre le virus et le syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique grave, a estimé vendredi l'OMS.

L'étude parue dans The Lancet a été réalisée à partir de données recueillies en Polynésie française, où une épidémie de Zika, entre octobre 2013 et avril 2014, a touché les deux tiers de la population.

Le virus Zika, transmis par le moustique Aedes aegypti, provoque des symptômes grippaux bénins (fièvre, maux de tête, courbatures). Mais il est aussi soupçonné de déclencher le syndrome de Guillain-Barré, et quand il touche une femme enceinte, d'entraîner la microcéphalie.

Le 1er février, le comité d'urgence de l'OMS avait décrété que l'épidémie, associée aux cas de microcéphalie et aux autres troubles neurologiques, constituait une "urgence de santé publique de portée internationale".

Ce même comité doit évaluer mardi les recommandations faites depuis. Par ailleurs, des consultations d'experts auront lieu de lundi à mercredi à Genève. Les spécialistes et représentants des pays affectés vont se pencher notamment sur les nouveaux produits, les vaccins, les tests de diagnostic et les moyens de contrôler la reproduction du moustique qui répand le virus.
AFP







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