SOCIÉTÉ

Nucléaire : les associations souhaitent le départ du haut-commissaire


Jeudi 25 Février 2016 à 13:57 | Lu 2719 fois

SOCIAL - Les associations antinucléaires tirent un bilan plutôt négatif du passage en Polynésie de François Hollande. Elles regrettent d'avoir été repoussées de tous les lieux de manifestations, pourtant pacifiques, et demandent le départ du haut-commissaire, Lionel Beffre.


Crédit : 193
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Ce jeudi, les associations antinucléaires ont fait le bilan de leurs actions à l'occasion de la venue du Président François Hollande. Selon elles, les manifestants en tricots rouges ont été régulièrement repoussés de tous les lieux où ils se tenaient. Pour Denis Helme, c'est un "manque de respect" de la part du haut-commissaire de la République Lionel Beffre. "Ils oublient que ce sont 35 000 personnes qui s'expriment", a déclaré le président du syndicat te Aru tai mareva. "Ejecter des gens qui manifestent et qui veulent dire leur mécontentement, on l'a toujours fait. Mais de cette manière, je pense qu'on ne peut pas l'accepter", estime-t-il. 

"La manifestation a été tellement pacifique qu'ils en ont profité. Ils nous ont mis des mutoi, des locaux. Je me suis retrouvé face à deux neveux. Une mère s'est retrouvée face à son fils. Le fils a été obligé, par sa fonction, obligé de bousculer sa mère. Jusqu'où on va aller comme ça ? Il oublie que ces mutoi ont signé la pétition également", déclare Denis Helme. Lui et d'autres présidents d'associations réclament le départ du haut-commissaire : "On est d'accord (...) Il n'a plus sa place sur le fenua. Il a manqué de respect à 35 000 signataires (...). Il n'a pas voulu se concerter avec nous. Il n'a plus sa place."

Durant la visite de François Hollande, les associations ont rencontré deux conseillers du Président de la République : Marie-Hélène Aubert, conseillère pour les négociations internationales climat et environnement, et Jean-Robert Jouanny, conseiller technique pour les affaires juridiques et institutionnelles. Ils ont également rencontré l’Administrateur d'Etat des Tuamotu Gambier, Denis Mauvais. 193 et Moruroa e tatau ont exposé leurs revendications et demandé un geste fort de l'Etat. Après les déclarations du Président de la République,  les associations se disent déçues. 

Denis Helme rejoint Père Auguste  : "Je ne vois pas pourquoi ils ont applaudi parce que lorsqu'on entend le Président de la République parler de sanctuarisation, quand on parle de passer un message fort comme celui-là, il faut toiletter le statut du Pays. Donc ça va mettre du temps. Il ne sera plus Président d'ici là", réagit Denis Helme. 

Rédaction Web (Interview : Maite Mai)
 

Denis Helme, président du syndicat te Aru tai mareva








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