POLITIQUE

Nucléaire : la résolution, objet d'un débat mouvementé


Jeudi 27 Novembre 2014 à 12:05 | Lu 212 fois

Assemblée de la Polynésie française. La résolution des élus Tahoeraa sur le nucléaire est étudiée en ce moment


Photo d'archives
Photo d'archives
La résolution des élus Tahoeraa concernant la demande d'indemnisation pour la pollution et l'occupation des atolls de Moruroa et Fangataufa durant les essais nucléaires (Lire notre article ICI), est étudiée aujourd'hui à l'Assemblée de la Polynésie française.

Edouard Fritch a déclaré dans les médias ne pas comprendre cette résolution qu'il ressent comme "un coup de couteau" du Tahoeraa alors que le président est en pleine négociation avec l'Etat pour le RSPF. Mais durant la session budgétaire, une représentante Tahoeraa, Isabelle Sachet, insiste : "Nous soutenons notre président Edouard Fritch. (...) C'est nous qui l'avons mis là."

Pour Marcel Tuhani, président de l'assemblée et signataire de la résolution, il faut que les élus "s'unissent" et "dépassent leurs clivages et antagonismes". S'il reconnait que Gaston Flosse a aidé à la mise en place des essais nucléaires en Polynésie, pour lui, l'histoire retiendra que "les élus polynésiens se sont unis pour défendre les intérêts" de la population si la résolution est votée.

Pour Richard Tuheiava, représentant UPLD, avant de prendre une telle résolution, "il faudrait d'abord que les atolls nous soient rétrocédés". Il critique : "est-ce que la logique nous a échappée ?... Devant n'importe quelle cours au tribunal, vous ne me ferez pas croire que vous arriverez à solliciter une réparation d'un préjudice sur l'objet ou le bien de quelqu'un d'autre. La première chose qu'on vous demandera c'est si vous êtes propriétaires".

Pour A ti'a Porinetia, représenté par Antonio Perez , cette résolution est une "tromperie et une grossière manipulation". "Qui, de son propre aveu au travers d'une récente et édifiante lettre adressée au président de la République, a soutenu et défendu les essai nucléaires dans notre pays pendant des décennies ? Qui, pas plus tard qu'en juin dernier, a fait voté sans et d'âme le démantèlement de la place du 2 juillet 1966 pour la transformer en place Jacques Chirac et aujourd'hui se dit premier défenseur de la Polynésie en dénonçant tous les prejudices irrémédiables des essais ?", s'exclame le représentant pour qui il s'agit d'une "tentative de manipulaion de l'opinion publique". Pour Antonio Perez, alors que "justice a fait son œuvre" et que nous vivons une période de "transition politique", " rongé et frustré par la rancœur, vous multipliez les provocations", dit-il, s'adressant vraisemblablement à l'ancien président de la Polynésie. 

La séance a repris il y a quelques instants à l'assemblée. Suivez là en direct ICI






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