FAITS DIVERS

Métropole : attentat sanglant à Charlie Hebdo


Mercredi 7 Janvier 2015 à 08:01 | Lu 742 fois

Presse. 12 morts dont les dessinateurs Charb, Cabu, Tignous et Wolinski, ainsi que l'économiste Bernard Maris.


Mercredi matin heure de Paris, deux hommes vêtus de noir, trois selon certains médias, encagoulés et armés chacun d'une kalachnikov ont pénétré au siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Faisant feu sur le chargé d'accueil, il se sont ensuite rendus à la rédaction.  "Les deux hommes ouvrent alors le feu et achèvent froidement les personnes rassemblées pour la conférence de rédaction ainsi que le policier chargé de la protection du dessinateur Charb, qui n'a pas le temps de riposter", a expliqué à l'Agence France presse une source policière.
Une seule personne, qui a réussi à se cacher sous une table, en réchappe. Elle entend les deux hommes crier "nous avons vengé le prophète" et "Allah Akbar", selon cette source.
Prenant ensuite la fuite, les agresseurs se retrouvent nez à nez avec une patrouille de la brigade anti-criminalité. S'en suivent des échangent de tirs. Un policier blessé et à terre a été achevé d'une balle dans la tête par les agresseurs de Charlie Hebdo, selon une vidéo diffusée sur Internet. 
Les deux assaillants ont ensuite réussi à prendre la fuite à bord d'une voiture, finalement abandonnée au nord-est de Paris. 

Durant l'attaque, 12 personnes sont décédées et huit ont été blessées. Parmi les victimes, les dessinateurs Charb, Cabu, Tignou et Wolinski. L'économiste Bernard Maris a également été tué. Jean Cabut (Cabu), 76 ans, et Georges Wolinski, 80 ans, avaient été dessinateurs dans l'emblématique magazine Hara-Kiri, ancêtre de Charlie Hebdo, avant de participer à la création de ce dernier, en 1970. Stéphane Charbonnier, alias Charb, abattu à l'âge de 47 ans, assurait la direction de la rédaction depuis mai 2009, après le départ de Philippe Val.

Le président François Hollande a qualifié l'attaque d'acte "d'une extrême barbarie" (voir sa déclaration en vidéo).
Après l'annonce de cette attaque, les hommages ont afflué.  
"La France, et la merveilleuse ville de Paris où cette attaque scandaleuse a eu lieu, sont pour le monde une référence intemporelle qui demeurera bien au-delà de la vision haineuse de ces tueurs", a écrit le président américain Barack Obama dans un communiqué, condamnant la "fusillade terrifiante".
Premier à réagir, le chef du gouvernement britannique David Cameron a dénoncé des "meurtres révoltants" sur son compte Twitter.
"Nous nous tenons aux côtés du peuple français dans le combat contre le terrorisme et pour la défense de la liberté de la presse", a-t-il ajouté peu avant d'ouvrir la session hebdomadaire de questions devant le Parlement britannique.
Amnesty International a évoqué un "jour noir pour la liberté d'expression". "Mais c'est d'abord une tragédie humaine épouvantable", a ajouté Stephan Oberreit, directeur d'Amnesty International France.
"La tuerie perpétrée dans les locaux de l'hebdomadaire français Charlie-Hebdo, à Paris, relève de l'horreur absolue", a estimé la Fédération européenne des journalistes (FEJ), dont le siège est à Bruxelles.
"Une attaque barbare comme celle-là, c'est une affaire sans précédent", a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF).
 






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