SOCIÉTÉ

Les tatoueurs veulent un statut


Lundi 30 Mars 2015 à 17:19 | Lu 582 fois

Art. L'association Polynesia tatau souhaite l'instauration d'un véritable cursus éducatif pour devenir tatoueur


À quelques jours de la convention Polynesia Tatau au Musée de Tahiti et des îles, les tatoueurs du fenua expriment leur volonté de voir se développer un statut pour encadrer leur métier. "Nous ce qu'on veut, c'est protéger le métier de tatoueur", déclare Teata Vauche, secrétaire de l'association Polynesia tatau. "Depuis quelques années, en tant que professionnels patentés, on est confrontés à des tatoueurs qui pratiquent chez eux et qui ne paient pas de charges", explique-t-il. 
Des tatoueurs "de quartier" comme les appelle Tuatini Tamata, professionnel qui doit souvent rattraper des tatouages mal faits. "Quand ces tatoueurs tatouent leur famille, ça va. Mais lorsqu'il s'agit d'étrangers et que le travail est mal fait, ça pénalise toute la profession. Quand les étrangers rentrent chez eux, ils ne parlent pas de tatoueurs de quartier. Ils disent qu'ils se sont fait tatouer en Polynésie", déplore-t-il. 
Mais ce qui préoccupe les tatoueurs de profession, c'est aussi l'hygiène : "nous, avant d'ouvrir un tatou shop, on passe un stage d'hygiène. Alors que le tatoueur à la sauvette n'a pas ces notions", explique Teata Vauche. Et il ajoute même, en fin d'interview : "J'en vois sur Facebook qui tatouent sur une table à manger, sans mettre de gants, cigarette à la main... Je trouve que c'est n'importe quoi".  
L'association souhaite donc l'instauration d'un véritable cursus éducatif pour devenir tatoueur. "On aimerait bien créer un cursus scolaire. C'est à dire travailler en collaboration avec le Centre des métiers d'arts et les tatoueurs. Au centre des métiers d'art, on fait une formation de 3 ans. On t'apprend la sculpture sur bois, la gravure sur nacre, l'histoire de la culture, du tatouage. Après ces 3 ans, l'élève pourrait être parrainé par un tatoueur pour être formé sur une période de 2 à 3 ans. Cela créerait des tatoueurs de qualité", détaille le secrétaire de Polynesia Tatau. 


 






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