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Le statut de Wallis et Futuna "est entre vos mains", lance Hollande aux responsables locaux


Mardi 12 Juillet 2016 à 10:11 | Lu 755 fois

PACIFIQUE - L'évolution statutaire des îles de Wallis et Futuna "est entre vos mains", a déclaré François Hollande mardi à la délégation des autorités coutumières de ces îles, qui était accueillie à l'Elysée.


Crédit :IAN LANGSDON / POOL / AFP
Crédit :IAN LANGSDON / POOL / AFP
En visite à Paris jusqu'au 14 juillet, la délégation est notamment composée du roi d'Alo (Futuna), Filipo Katoa, du roi de Sigave (Futuna), Eufenio Takala, ainsi que du Premier ministre d'Uvéa (Wallis), Mikaele Halagahu, et de plusieurs ministres et chefs coutumiers. Elle assistera jeudi au défilé de la fête nationale en compagnie de François Hollande.
 
"L'adaptation au monde actuel" du statut, qui date de 1961, est un des thèmes de discussion de la délégation avec le ministère des Outre-mer. Mais "la question est entre vos mains et seulement entre vos mains", a assuré François Hollande dans une allocution mardi soir. Toute modification "sera sur la base de vos propositions", a-t-il affirmé.
 
Lundi, lors d'une réunion de travail, la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin avait souligné "l'attachement porté au statut de 1961", mais aussi la nécessité de "l'adapter au monde actuel et à l'environnement dans le Pacifique".
 
Territoire français le plus éloigné de la métropole, Wallis et Futuna est une collectivité d'outre-mer divisée en trois royaumes coutumiers, un à Wallis et deux à Futuna, dont les dirigeants exercent, avec l'église catholique, une influence prépondérante.
 
François Hollande a également reconnu l'"inquiétude" des autorités de Wallis et Futuna concernant la baisse démographique. "J'ai vu votre inquiétude. Il faut garder la population sur votre territoire", a dit le chef de l'Etat, qui avait invité les autorités coutumières à venir à Paris lors de sa visite officielle à Wallis et Futuna en février.
Il a rappelé qu'il avait alors fait des promesses pour améliorer la situation sur place, par exemple sur les tarifs de l'électricité, plus élevés qu'en métropole. "Le 1er juillet, les prix de l'électivité ont baissé et continueront à baisser".
 
De même, en matière de santé, la dette de l'Agence régionale de santé "a été payée et sa dotation augmentée", a-t-il expliqué. Enfin, "les salaires des fonctionnaires vont être alignés sur ceux des fonctionnaires français", a-t-il assuré.   
"Vous avez pris la pleine mesure de nos besoins", a affirmé le député Napolé Polutélé, estimant que l'élan ne devait "pas retomber". 
AFP







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