SOCIÉTÉ

Le ras le bol des professionnels du tourisme


Vendredi 19 Mai 2017 à 10:17 | Lu 6738 fois

GREVE - Air Tahiti Nui, Air France, les agences de voyages, la petite et grande hôtellerie, et Air Tahiti sont en ce moment regroupées pour la première fois, afin d'interpeller les pouvoirs publics État et Pays, suite aux grèves qui perturbent les transports aériens.


Crédit photo: TNTV
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Un vent de révolte souffle sur les professionnels du tourisme. Ceux-ci en ont ras le bol des grèves à répétition qui prennent en otage, touristes et population, et le font savoir.

S'ils ne remettent pas en question le droit de grève, ils demandent en revanche à ce que la libre circulation des personnes soient respectés. Et, à ce jour, ce n'est pas le cas. Selon la représentante d'Air Tahiti, plus de 3 000 personnes sont en attente pour  se rendre dans les îles ou bien en revenir, et cela sur les 43 aérodromes desservis par la compagnie locale. A l'heure actuelle, environ 1 000 touristes seraient bloqués dans les îles.

Selon leurs informations, certains touristes prendraient des risques pour rejoindre les aérodromes encore ouvert, comme celui de Raiatea, Rangiroa ou Bora Bora, cherchant des embarcations pour effectuer des traversées à leurs risques et périls pour pouvoir rejoindre ces aéroports encore en activité.

Les élèves en congés dans les îles ne peuvent rejoindre Tahiti pour effectuer la rentrée scolaire de lundi. Autre risque, mais sanitaire cette fois, des patients et femmes enceintes qui doivent consulter à Papeete sont dans l'impossibilité de se rendre à leur rendez-vous. Comme ce touriste bloqué à Fakarava qui, sous traitement, et à court de médicaments, se voit dans l'impossibilité de renouveler son ordonnance.

Pour les professionnels, le redémarrage du programme des passagers sera difficile, et ils s'attendent à être noyés sous les appels de mécontentement et d'angoisse des touristes.

Concernant les conséquences économiques, les agences de tourisme ne vendent plus rien et doivent gérer la crise. L'économie touristique ne tourne plus.

Visiblement à bout, ils demandent à ce que les pouvoirs publics mettent un cadre pour que ce genre de crise ne se répète pas plus tard. "Qu'ils prennent leur responsabilité" a lancé Mélinda Bodin présidente de la Petite hôtellerie familiale.

 
Rédaction Web avec Tauhiti Tauniua Mu San

Les passagers étrangers qui pour la plupart devaient prendre un vol de Moorea vers Bora Bora sont obligés de revenir sur Tahiti pour prendre l'avion vers les îles sous le vent. Tahiti Tourisme a du affréter deux trucks pour récupérer les touristes au quai de Papeete et les amener à l'aéroport de Tahiti Faa'a.
Les passagers étrangers qui pour la plupart devaient prendre un vol de Moorea vers Bora Bora sont obligés de revenir sur Tahiti pour prendre l'avion vers les îles sous le vent. Tahiti Tourisme a du affréter deux trucks pour récupérer les touristes au quai de Papeete et les amener à l'aéroport de Tahiti Faa'a.







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