SOCIÉTÉ

Le nouveau Haut commissaire, René Bidal, est arrivé en Polynésie française


Samedi 28 Mai 2016 à 10:51 | Lu 1447 fois

ETAT - "On m'a interrogé pour savoir si j'étais d'accord pour la Polynésie française, je l'ai accepté avec enthousiasme" explique René Bidal sur sa nomination


René Bidal lors de ses premières rencontres avec les autorités, à sa descente d'avion
René Bidal lors de ses premières rencontres avec les autorités, à sa descente d'avion

René Bidal est le nouveau haut commissaire. Le numéro 1 de l'Etat en Polynésie est arrivé vendredi soir par le vol Air Tahiti Nui de 22 heures. Il n'a pas fait le voyage seul : le président du pays revenait lui aussi de Paris où il a rencontré le gouvernement central.

A la presse, il explique son état d'esprit à sa descente d'avion: "un sentiment d'enthousiasme et de concentration car je connais les enjeux de ces territoires. Ils sont à la fois nombreux et importants".

Quelles sont vos priorités? 

"Celles qui sont totalement liées à mes fonctions : la sécurité publique, la sécurité civile, et puis toutes les annonces qui ont été faites le 22 février par le président de la République, et sur lesquelles le président Fritch vient de faire le point avec le gouvernement central. Ce sont autant d'enjeux importants pour le territoire que j'aurai soin, avec lui, de suivre précisément."

Quand est-ce que ces promesses du chef de l'Etat vont se concrétiser? 

"Je pense que modifier la loi Morin eût été très très long, c'est pourquoi le président de la République avait annoncé que par voie réglementaire, on ferait évoluer le texte. Je pense que cette promesse sera évidemment respectée. Un calendrier a été établi. Je pense que d'ici la fin de l'année, un nouveau décret verra le jour.
Sur l'évolution statutaire : le toilettage du statut me paraît important, avec la sanctuarisation de la DGA. L'annonce avait été faite par le président: 90 millions d'euros (10 milliards de francs) en 2017".


Quel est votre programme pour les prochains jours? 

"C'est traditionnel : je vais rencontrer tout ce que comportent les forces vives de la Polynésie française, en visite de courtoisie. J'ai un agenda qui a été préparé à cet effet et qui me laisse peu de loisirs durant les 15 jours premiers de mon arrivée".

C'est la première fois que vous venez en Polynésie française?

"Absolument. On m'a interrogé pour savoir si j'étais d'accord pour la Polynésie française, je l'ai accepté avec enthousiasme, en mesurant bien que parmi les départements, territoires et collectivités d'outre mer, la Polynésie française avait cette particularité : l'éclatement géographique. Je m'en suis rendu compte en arrivant : entre le moment où l'avion était au dessus des îles Marquises, et le moment où il a atterri à Papeete, on voit bien la distance qui sépare les archipels. C'est unique en outre-mer et je crois qu'il faut en avoir conscience dès son arrivée". 

 

Edouard Fritch et René Bidal à l'aéroport vendredi soir - Crédit photo - Haut commissariat de la République
Edouard Fritch et René Bidal à l'aéroport vendredi soir - Crédit photo - Haut commissariat de la République
Quels sont les grands dossiers qui auront votre attention?

"Tout ce qui peut accompagner les grands enjeux du territoire, du pays. J'en ai parlé avec le président Fritch parce-que ce qui n'est pas ordinaire, c'est que j'ai pu le rencontrer avant, à Paris. Nous avons voyagé ensemble, ce qui doit être à mon avis unique, dans l'histoire, qu'un Haut commissaire qui s'installe voyage avec le président de la Polynésie.

Ce que je voulais vous dire c'est que je vais suivre les dossiers dans le même esprit que Lionel Beffre, que je connais depuis longtemps. Je pense que le territoire a tout intérêt a avoir un grande proximité entre l'Etat et les institutions du pays. C'est pour moi un gage de fluidité, de confiance, monsieur le président, que je voulais vous donner, ce soir, dès mon arrivée sur votre territoire, qui est aussi celui de la République française".

En arrivant avec la compagnie locale, vous vouliez donner un message fort?

"Non... J'ai pas choisi, c'était le seul horaire qui convenaient pour que je sois là ce soir... "

Laure Philiber 

René Bidal entouré des présidents du Pays et de l'Assemblée
René Bidal entouré des présidents du Pays et de l'Assemblée

L'interview de René Bidal








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