SOCIÉTÉ

Le Pink Coconut menacé de plainte le soir de la fête de la musique


Vendredi 23 Juin 2017 à 10:09 | Lu 15962 fois

MUSIQUE – Une fois encore, l’établissement le Pink Coconut a été sommé de couper le son. Une pétition en ligne est lancée pour faire comprendre aux autorités « l'urgence de laisser vivre nos artistes ».


Ce mercredi, le « Pink Coconut » célébrait la fête de la musique. L’établissement de la marina Taina accueillait en acoustique les quatre musiciens du groupe Huimana. Visiblement, cela n’a pas été du goût du voisinage. Un habitant du quartier situé entre le magasin Carrefour et la Marina a contacté l’établissement aux alentours de 21 heures, menaçant de faire intervenir la gendarmerie si le volume ne baissait pas. « Je trouve ça vraiment navrant, en période de fête de la musique, qu’on puisse encore nous appeler à 21 heures pour stopper un orchestre acoustique. » confie le directeur de l’établissement et chanteur Teiva LC. Pour autant, il s’est exécuté et a coupé la musique. « Je suis fatigué de recevoir les gendarmes chez moi » explique-t-il.

Ce n’est pas la première fois que le problème se pose. Excédé d’accumuler les plaintes « Jamais des propriétaires de bateaux, ça vient toujours des maisons qui se trouvent à côté », le directeur a décidé en début d’année d’organiser tous ces concerts en acoustique. « C’est pénalisant, les clients se plaignent, ils n’aiment pas tous l’acoustique, mais je suis fatigué des problèmes » confie-t-il, « Je veux juste qu’on arrête de nous embêter ».

Une pétition pour protéger tous les artistes

Mais le patron et musicien s’indigne du manque de protection et de considération dont bénéficient les musiciens du fenua. « Ça devient de plus en plus dur de s’exprimer artistiquement et musicalement en Polynésie. Et encore, je ne parle même pas des répétitions du heiva. ». 

Certains clients, des amis du propriétaires de l’établissement, ont lancé une pétition en ligne pour défendre à la fois les bars musicaux et les groupes de chant et danse du Heiva. Non aux plaintes pour tapage, c'est le mot d'ordre.  Ils alertent sur" l'urgence de laisser vivre nos artistes avant qu'ils abandonnent, trop dégoûtés de ce qui se passe. »

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Rédaction web






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