FAITS DIVERS

Le MRCC rappelle que le sauvetage en mer est gratuit...


Mardi 23 Décembre 2014 à 18:04 | Lu 560 fois

Sécurité. Samedi, un kayakiste a chaviré en mer. Il n'a pas prévenu de son retour à terre de peur de devoir assumer les frais engagés pour sa recherche.


Photo d'archives
Photo d'archives
Samedi, dans la soirée, un kayakiste s'est trouvé en difficulté dans la passe d’Avatoru, sur l’atoll de Rangiroa. Après avoir chaviré, il a été emporté par le courant. Après avoir appelé à l'aide, le kayakiste a été perdu de vue à la tombée de la nuit. 
Le MRCC Papeete a sollicité l’intervention de divers moyens nautiques (club de plongée, bénévoles de la Fédération d’Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer, pompiers) et fait intervenir l’hélicoptère Dauphin inter-administrations basé à Tahiti.
Arrivé sur zone à 22 heures, celui-ci a retrouvé une heure plus tard le kayak, en dérive à l’ouest de la passe et sans personne à bord. Les recherches ont donc été poursuivies jusqu’à 2 heures du matin, puis reprises quelques heures plus tard avec l’appui supplémentaire d’un aéronef Gardian des forces armées en Polynésie française.

Plus tard dans la journée, alors que de nouvelles recherches étaient à l’étude, la gendarmerie de Rangiroa a informé le MRCC que la personne recherchée avait été identifiée et se trouvait à terre. Ayant réussi à regagner l’atoll par ses propres moyens,
le kayakiste n’avait pas informé les autorités de son retour par crainte de devoir assumer les frais engagés pour sa recherche.

Suite à cet incident, le MRCC Papeete rappelle une nouvelle fois que :

- le sauvetage en mer est gratuit : les personnes secourues en mer n’ont pas à s’acquitter des frais engagés pour leur sauvetage ;

- la contrepartie de cette gratuité est la nécessité de prévenir immédiatement les secours lorsque, après les avoir alertés ou avoir fait en sorte qu’ils le soient, une personne parvient finalement à se tirer d’affaire par ses propres moyens. En plus de consommer inutilement du potentiel et des énergies, le maintien ou l’envoi sur zone des moyens de secours rend, en effet, ces moyens indisponibles pour d’autres opérations. Ne pas informer les secours de la fin de l’alerte peut donc avoir des conséquences graves ;

- même lorsque la personne n’a pas cherché à alerter les secours, informer le MRCC de l’incident rencontré peut être décisif : un témoin à terre peut en effet avoir aperçu la personne ou le navire en difficulté, et avoir alerté les secours.






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