SOCIÉTÉ

La journée mondiale de lutte contre la BPCO c'est mercredi


Mardi 17 Novembre 2015 à 14:59 | Lu 347 fois

SANTE - ​La Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), est une maladie avec des effets sur les bronches et le tissu pulmonaire. Un diagnostic précoce, une hygiène de vie appropriée et un traitement sont nécessaires pour freiner son évolution.


La journée mondiale de lutte contre la BPCO c'est mercredi
Dans la lutte qu’elle mène pour faire connaître la BPCO, la Fondation du Souffle a choisi cette année de souligner que la lutte contre la sédentarité et contre l’absence d’exercice est essentielle. Le Grand Public, les personnes à risques, les malades pourront bénéficier d’informations, tests de mesure du souffle et conseils personnalisés notamment pour "se bouger", dans plus de 70 villes de France (métropole et Dom-Tom) le mercredi 18 novembre ou au cours de la semaine.

À Tahiti, la journée de lutte contre la BPCO se déroulera ce mercredi dans les jardins de Paofai de 8h à 16h. Des stands d'informations seront mis en place. Il sera aussi possible de faire des tests de dépistage et des mesures de souffle. Le samedi 21 novembre une marche est aussi organisée aux jardins de la Fautaua à partir de 9h.
 
Pour freiner l'évolution de la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO), la Fondation du Souffle explique que la pratique d’activités physiques régulières adaptées à chacun est préconisée. Avec de l’entrainement et beaucoup de volonté, il est même possible de réaliser des exploits comme le montre Philippe Poncet, malade atteint de BPCO qui a récemment gravi à vélo le col du Lautaret (plus de 2000 mètres).
 
Bien entendu il ne s’agit pas que tous les malades se fixent de tels objectifs mais dans tous les cas et à tous les stades de la maladie chacun doit s’efforcer d’être "plus actif contre la BPCO".

Les recommandations des experts sont de pratiquer une activité physique personnalisée 3 à 5 fois par semaine pendant 30 à 45 minutes (en une fois ou en plusieurs fois au mieux par périodes de 10 minutes), à une intensité suffisante, activité intégrée à la vie courante et complétée, si possible par des activités encadrées adaptées.

Pour aider les malades dans cette démarche, il est prescrit à certains un stage de réhabilitation respiratoire dans un centre spécialisé où ils sont accompagnés par des professionnels de santé pour se réadapter à l’effort. Ils s’y préparent aussi à maintenir ces bénéfices lors du retour à domicile.
 
La Haute Autorité de Santé elle-même reconnait que "tous les patients pour qui elle serait indiquée n’y ont pas accès et les ressources sur le territoire sont hétéro-gènes" d'après HAS-sante.fr.

Dans l’attente d’une amélioration des dispositifs, les malades doivent cependant s’astreindre, avec l’aide de leur entourage (professionnels de santé de proximité, famille, amis) à ce qui est d’abord une discipline puis devient plus naturel et agréable au fur et à mesure qu’ils en ressentent les bénéfices et gagnent en autonomie.

Etre plus actifs contre la BPCO, c’est aussi et toujours être plus actifs contre le tabac, à l’origine de plus de 80% des cas de BPCO. C’est pourquoi, alors que le Programme National de Réduction du Tabagisme va passer en seconde lecture à l’Assemblée Nationale, la Fondation du Souffle a pris clairement position en faveur des mesures de ce plan.

Elle est signataire et porteuse de l’appel de 40 organisations aux députés pour qu’ils s’engagent dans la voie d’une véritable guerre au tabac en France en adoptant ce plan, notamment le paquet neutre, la création d’un fond de prévention financé par l’industrie sur le principe pollueur-payeur et l’augmentation des taxes.
 
Rédaction web avec communiqués







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