SOCIÉTÉ

L'économie se redresse enfin... mais doucement


Jeudi 7 Avril 2016 à 12:30 | Lu 541 fois

ECONOMIE - Est-ce enfin la reprise ? Le tourisme et le BTP retrouvent quelques couleurs. La confiance revient à petits pas. Et des emplois sont créés... mais pas assez. L'IEOM a analysé ce matin les chiffres de l'année 2015.


Crédit : Karim Mahdjouba
Crédit : Karim Mahdjouba
La bonne nouvelle, c'est l'emploi : après sept années de baisse continue, l'emploi salarié marchand se redresse enfin. Un progrès timide (0,2% en 2015), mais essentiel : l'emploi conditionne la consommation, donc la santé de l'économie.
Près de 500 emplois ont été créés en un an, ce qui est loin de compenser les 9000 emplois détruits depuis fin 2007. Mais il y a d'autres signes positifs, pour le directeur de l'IEOM : "le tourisme et le BTP ont de bonnes perspectives" assure Pierre-Yves Le Bihan. Ce sont ces secteurs qui ont créé le plus d'emplois.

La fin 2015 a été moins positive. Mais sur l'ensemble de l'année, les importations ont augmenté : +3% pour les produits alimentaires, +4% pour les produits non alimentaires, et +2% pour les biens d'équipements du foyer.
Bien que les prix continuent à augmenter dans les rayons (+2,4% sur l'alimentaire), les Polynésiens ont gagné du pouvoir d'achat en 2015, grâce aux baisses cumulées des transport (-4,2%), de l'énergie et du logement (-2,4%).

En revanche, la confiance des ménages n'est pas encore revenue : les crédits à la consommations sont moins nombreux (-9%) et les achats de voitures neuves ont diminué (-8%).
Autre chiffre inquiétant, les créances douteuses : ces crédits qui ne parviennent plus à être remboursés : ils se maintiennent à 7,7% chez les ménages (contre moins de 2% en métropole) , et montent à 20,1% pour les entreprises. Ces chiffres montrent la fragilité de l'économie polynésienne.

Mais la reprise des créations d'emploi et l'amélioration du climat des affaires permettent d'espérer des jours meilleurs, et une croissance stabilisée en 2016.

Cette légère embellie profitera-t-elle à tous ? Pas sûr : le nombre de Polynésiens qui vivent sous le seuil de pauvreté, selon le directeur de l'IEOM, "s'est aggravé avec la crise". Il faudra donc plusieurs années positives pour rattraper sept années de destructions d'emplois.
Mike Leyral

Pierre-Yves Le Bihan, directeur de l'IEOM :








Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 26 Avril 2017 - 16:03 Le CESC approuve l'Accord de l'Elysée

PRESIDENTIELLE | SOCIÉTÉ | CHAMPIONNAT DU MONDE DE VA'A | FenuaHeroes | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | TE AITO | Bodyboard