SOCIÉTÉ

L'autorité polynésienne de la concurrence est au travail


Vendredi 11 Mars 2016 à 16:54 | Lu 1026 fois

ECONOMIE - Baisser les prix et redonner du souffle aux finances publiques : l'autorité polynésienne de la concurrence entend mettre de l'huile dans les rouages de l'économie polynésienne. Régler les dysfonctionnements permettrait de réinjecter plusieurs milliards de francs chaque année dans le budget du Pays.


Les Produits de première nécessité (PPN), les mécanismes d'importation et de distribution, ou encore les transports aériens : l'autorité polynésienne de la concurrence compte explorer tous les secteurs de l'économie. Opérationnelle depuis le mois de février  elle veille à garantir la liberté du commerce et de l'industrie. Une action qui devrait améliorer le pouvoir d'achat des Polynésiens, et les finances du Pays. 
 
Le fenua est le 130e pays à se doter d'une autorité de la concurrence. Indépendante de l'autorité publique et des milieux contrôlés, elle a à sa tête un président pour 6 ans, un service d'investigation et un collège avec des membres nommés pour 4 ans.
Son budget : 185 millions de Fcfp en 2016. Ses missions : rechercher, constater et sanctionner les pratiques anticoncurrentielles.  "On nous saisit ou nous nous autosaisissons. Et ensuite, le dossier est instruit par un service d'instruction. Et temps que le service d'instruction instruit, le collège qui lui, décide, ne se mêle pas de l'affaire. Il y a vraiment une séparation. (...) Une fois que l'instruction est terminée, c'est le collège qui se saisit du rapport qui lui est soumis et il entend à nouveau l'ensemble des parties concernées. Et une fois qu'il les a entendues, il se retire et délibère", explique Jacques Mérot, président de l’Autorité de la concurrence polynésienne.

L'autorité émet ensuite des avis et recommandations. "La différence peut-être qu'il faut noter, c'est que l'avis de l'autorité ne se confond pas avec l'avis d'une entreprise particulière. L'avis d'une entreprise particulière évidemment est motivé par l'intérêt particulier de telle ou telle entreprise. L'avis de l'autorité, c'est un avis qui sera établi après avoir consulté l'ensemble des parties prenantes", souligne Jacques Mérot. 

L'autorité polynésienne de la concurrence s'est déjà autosaisie de 5 dossiers :
Les mécanismes d'importation et de distribution
L'approvisionnement en PPN
La distribution du médicament
La situation de la concurrence dans le secteur des transports aériens.
La filière porcine.

Diminuer les dysfonctionnements en matière de concurrence permettrait de gagner entre 1 et 15 points de Produit intérieur brut (PIB). "À chaque fois qu'on a eu des études économiques pour savoir ce qu'on pouvait gagner en terme de PIB, on est entre 1 et 15 points (...) Du coup on peut espérer quelques milliards qui soient réinjectés chaque année (...) dans la consommation des Polynésiens, dans le pouvoir d'achat des Polynésiens", explique l'économiste Florent Venayre, membre du collège de l'Autorité polynésienne de la concurrence. 

Cette année, l'autorité souhaite revisiter les accords de droits exclusifs à l'importation. Et mettre en place un observatoire des conservations .

Rédaction Web avec Laure Philiber et Thierry Teamo

Florent Venayre, membre du collège de l'Autorité polynésienne de la concurrence.


Jacques Mérot, président de l’Autorité de la concurrence polynésienne








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