FAITS DIVERS

Justice : 18 mois de prison ferme pour avoir (encore) frappé sa femme


Jeudi 19 Janvier 2017 à 16:13 | Lu 4688 fois

TRIBUNAL CORRECTIONNEL - Déjà condamné à cinq reprises pour violences sur conjoint, un homme de 44 ans a écopé, ce jeudi en comparution immédiate, de deux ans de prison, dont six mois avec sursis, pour avoir molesté son épouse, dimanche dernier à Papeari.


Alors que le couple quittait le domicile de ses enfants, ce gardien d’école, qui avait consommé du komo, s’est soudainement emporté car sa femme  avait quitté leur véhicule en claquant la porte. Il lui a emboité le pas mais celle-ci s’est retournée pour le frapper au visage avec une louche.

Un geste qui a déclenché la fureur du quadragénaire. L’homme lui a porté des coups de pieds et de poings, lui a tapé à deux reprises la tête contre un mur puis a tenté de l’étrangler sous les yeux de ses enfants.

La victime a été hospitalisée en raison de ses blessures et s’est vue délivrer 7 jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Absente à l’audience, elle a fait parvenir un courrier au tribunal, expliquant qu’elle avait "peur " de son mari et qu’elle entendait demander le divorce.

L’homme n’en était pas à son coup d’essai. Il avait déjà eu maille à partir avec la justice pour les mêmes faits à cinq reprises. Il était d’ailleurs sorti de Nuutania au mois d’octobre après y avoir séjourné trois mois.

Malgré ce casier judiciaire chargé, le prévenu a nié être un homme violent à la barre. "Il ne comprend pas qu’il a un problème avec la violence. Pour lui, c’est normal ", a soufflé son avocate, regrettant que son client n’ai pas été suivi par un psychologue alors qu’il se trouvait en prison.
 
"Il ne se remet pas en cause et ne se rend pas compte que le problème vient de lui. Ces violences sont inexcusables et relativement inexplicables. Nous devons protéger et madame, et la société ", a tonné la procureure.

Le mari violent a été écroué à la maison d’arrêt de Faa’a dès le jugement rendu. Outre les 18 mois de prison ferme, le tribunal lui a fait interdiction d’entrer en contact avec son épouse lorsqu’il retrouvera la liberté.
 

J-B. C. 






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