SOCIÉTÉ

Journée mondiale du handicap : l'insertion professionnelle, pas toujours facile


Vendredi 9 Octobre 2015 à 18:41 | Lu 572 fois

TÉMOIGNAGE - Le 9 octobre est la journée mondiale du handicap. Sur 10 à 12 000 personnes handicapées en Polynésie selon Te Niu O Te Huma, seulement 400 travaillent. TNTV est allé à la rencontre de Christian, employé d'une société informatique.


Christian, en fauteuil depuis 10 ans et salarié d'une entreprise informatique. Crédit : Tahiti Nui Télévision
Christian, en fauteuil depuis 10 ans et salarié d'une entreprise informatique. Crédit : Tahiti Nui Télévision
L'insertion professionnelle n'est pas toujours facile lorsqu'on est handicapé. Malgré les aménagements urbains et des lois pour favoriser leur embauche ces dernières années, les personnes handicapées doivent s'imposer. C'est ce qu'a fait Christian. En fauteuil roulant depuis 10 ans après un accident de bateau, il a tout fait pour conserver son autonomie et un maximum d'activités. Employé d'une société informatique depuis plusieurs années, il est aussi lanceur de poids et actif dans le milieu des jeux vidéos. 
"C'est pour me prouver que rien n'est impossible", explique Christian. "J'ai fait le Championnat de France il y a 3 ans. À cette époque, j'ai fait également les jeux du Pacifique. Et là je reviens aussi des Jeux du Pacifique", détaille-t-il. 

Christian a intégré sa société il y a environ 6 ans. Son patron n'a pas été contraint de l'engager. "Christian étant de Mahina, on se connaissait en tant que client. Puisqu'il travaillait dans l'informatique un petit peu. De fil en aiguille, c'est lui qui s'est proposé de venir travailler. Et quand j'ai pris un local avec un peu plus d'espace, on a essayé. Aujourd'hui, c'est lui qui est le directeur des réparations de tous les magasins", raconte Jean-Christophe Bertoni.  "Christian n'est jamais malade. (...) On a je dirais même moins de problèmes qu'avec des personnes valides", ajoute-t-il. 

Sur 10 à 12 000 personnes handicapées en Polynésie selon Te Niu O Te Huma, seulement 400 travaillent. Les associations se battent encore. "Je ne vais pas dire que les choses n'ont pas évolué (...) Mais ce que je déplore toujours, c'est que le texte de loi prévoit pour les entreprises privées, et tout ce qui est administrations, secteur, public, rien n'est prévu", déplore Henriette Kamia, présidente de Te Niu O Te Huma. "Avec le ministre actuel on est en train de travailler avec de maximiser cette insertion". 

Rédaction Web (Interviews : Laure Philiber / Maite Mai)

Christian


Jean-Christophe Bertoni, patron


Henriette Kamia, présidente de Te Niu O Te Huma








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