MONDE

Investigations, appel à témoins et éventuelle prolongation de l'état d'urgence


Dimanche 15 Novembre 2015 à 09:41 | Lu 398 fois

ATTENTATS A PARIS - Trois kamikazes français ont été identifiés. Un mandat d'arrêt international a été lancé contre un autre homme soupçonné d'avoir participé aux attentats. Les investigations se poursuivent. Le président François Hollande souhaite que l'état d'urgence soit prolongé.


Crédit : AFP
Crédit : AFP
Les attaques, qui ont fait au moins 132 morts et 352 blessés, ont été perpétrées par au moins sept kamikazes, tous morts après l'explosion de leurs ceintures d'explosifs, selon les dernières informations. Trois kamikazes français ont d’ores et déjà été identifiés.
Les investigations se poursuivent. Une fratrie serait  impliquée. Tous vivaient à Bruxelles. Le premier a été identifié comme étant l'un des kamikazes. Le deuxième est en garde à vue à Bruxelles. Les services antiterroristes sont sans nouvelles du troisième : est-il un des kamikazes ? est-il en fuite ? Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international établi par la justice belge. 
Par ailleurs, les kamikazes qui se sont fait sauter autour du Stade de France vendredi soir pendant le match France-Allemagne, ont "voulu pénétrer dans l'enceinte", mais n'ont pas pu, selon Thierry Braillard, secrétaire d'État aux sports.


Le deuil national de trois jours décrété par François Hollande débute aujourd'hui dimanche. Le prochain Conseil des ministres examinera un projet de modification de la loi de 1955 sur l'état d'urgence pour en revoir le "périmètre" et la "durée", a annoncé François Hollande aux responsables parlementaires reçus à l'Élysée. François Hollande souhaite que l'état d'urgence dure 3 mois selon des sources de l'AFP.
La prorogation de l'état d'urgence au-delà de 12 jours ne peut être autorisée que par une loi, votée par le Parlement, qui en fixe sa durée définitive. L'état d'urgence permet notamment aux autorités "d'interdire la circulation des personnes". La loi de 1955 a instauré cette procédure exceptionnelle au début de la guerre d'Algérie. Il n'a été décrété que deux fois depuis : en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l'archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues, à l'initiative du gouvernement de Dominique de Villepin. 


Par ailleurs ce dimanche, une fausse alerte, due à une explosion d'appareil chauffant sur une terrasse ou des pétards, est à l'origine d'un mouvement de panique place de la République et aux alentours, selon des sources policières . Un mouvement de foule a eu lieu sur la place, où des dizaines de personnes étaient réunies en hommage aux victimes. Des rumeurs de tirs ont très vite circulé, notamment sur les réseaux sociaux. Inquiétude renforcée alors que la RATP annonçait dans le métro : "Ne descendez pas à la gare République, il y a eu des rafales de tirs". Les forces de l'ordre se sont déployées. Un hélicoptère a survolé la zone. La place de la République s’est vide entièrement, témoignant de la nervosité la population, malgré les messages "même pas peur" déposés au milieu des bouquets et des bougies. Les manifestations sont interdites en vertu de l’état d'urgence décrété après les attentats
 
(Avec AFP)
 
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Ce que l'on sait sur les 3 kamikazes identifiés

> L'un, âgé de 30 ans, est un assaillant qui s'est fait sauter près du Stade de France. 

> L'autre, âgé de 31 ans, s'est fait exploser boulevard Voltaire, sans faire de victimes. Ce dernier fait partie d'une fratrie sur laquelle se concentrent les enquêteurs : un de ses frères a été placé en garde à vue en Belgique.

> Les services antiterroristes sont sans nouvelle du troisième, Abdeslam Salah, qui pourrait être lui aussi un des kamikazes ou en fuite. La justice belge a émis un mandat d'arrêt international, et la police française a lancé dimanche soir un appel à témoin à l'encontre de cet "individu dangereux".
L'un des frères Abdeslam avait loué une Polo noire utilisée par les kamikazes et retrouvée garée devant le Bataclan.
Le troisième kamikaze, Omar Ismaïl Mostefaï, 29 ans, né à Courcouronnes (Essonne) avait été identifié samedi: il a participé à l'attaque du Bataclan.






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