SOCIÉTÉ

Intempéries, 1 mois après : le témoignage d'une sinistrée


Mardi 12 Janvier 2016 à 18:27 | Lu 1001 fois

PAPENOO - Pour de nombreux sinistrés de la côte Est, la moindre averse est devenue une crainte. Depuis les fortes intempéries de décembre, les familles s'arment de courage pour faire face à un quotidien difficile. Léa Pautu, habitante de la vallée Faaripo à Papenoo, raconte comment elle et sa famille ont vécu le 12 décembre, jour d'intempéries.


Crédit : Tahiti Nui Télévision
Crédit : Tahiti Nui Télévision
Un mois après les intempéries, Léa Pautu, l'une des sinistrés de la vallée Faaripo à Papenoo, revient sur les événements. Pour cette mère de famille, l'émotion est encore palpable même si elle affirme que ses proches sont plus affectés qu'elle : "mes parents, mes tantes ont toujours cette boule d'angoisse. Ils ont toujours cette peur la nuit, ils ont du mal à bien dormir. Ils font encore des cauchemars. Moi j'ai pris du recul, je me suis dit que je me devais de rester forte quand même", confie-t-elle.

Elle se souvient : "on ne s'attendait pas du tout à ça. On a vu la pluie, on a entendu la rivière, mais on ne pensait pas que ça allait prendre cette ampleur-là. Voiture emportée, piscine emportée , salle à manger cassée. Tout ce qui est électro-ménagé dans la cuisine a été emporté. Dans les chambres, c'était rempli de boue et le salon pareil..."

Léa confie que même si les grosses averses ont cessé, des craintes persistent dès que la pluie revient : "les regards des petites en disent long... Dès qu'elles entendent l'eau de la rivière, elles regardent leur père. Et elles demandent : 'papa tu peux aller voir l'eau de la rivière ?' Et il essaie de les rassurer : 'non, ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer.' " Et elle ajoute que :"avec la pluie c'est pire, elles ne bougent plus. Elles te regardent paniquées. Et on les emmène dans la chambre pour qu'elles regardent des dessins animés pour qu'elles oublient..."

Avec ces souvenirs difficiles et encore vivaces qui ont marqués cette famille, il est difficile de passer à autre chose. Les lieux sont encore très endommagés. Léa indique ne pas savoir ce qui les attend : "On nous a dit que les aides vont arriver 3 semaines après... Et là, on est à un mois et on n’a toujours rien... On n’a pas de nouvelles... On ne sait pas ce qu'ils font. On nous a dit qu'il y a du matériel qui arriverait pour refaire la cuisine. ... Par exemple, par terre, il y avait du lino... On ne sait pas si on va avoir de l'aide pour le lino... "
Malgré tout, elle indique : "On essaie de garder le moral et la motivation. Ce n’est pas facile tous les jours, mais on essaie." 
 

Rédaction Web (Interview : Thomas Chabrol / Manava Tepa)








Dans la même rubrique :
< >

SOCIÉTÉ | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | TE AITO | Festival des îles | Bodyboard