FAITS DIVERS

Inondée, cambriolée, l'école Fariimata n'en peut plus


Jeudi 16 Mars 2017 à 12:26 | Lu 9965 fois

CAMBRIOLAGES - Marie-Christine Stein, directrice adjointe de l'école Fariimata et de la maternelle Putiaro, ainsi que l'association des parents d'élèves ne savent plus à quel saint se vouer. Déjà fortement meurtri par les inondations de janvier, depuis quelques mois, cet établissement est victime de cambriolages à répétition. Dernier en date, mercredi dans la nuit.


L'école Fariimata est victime de cambriolages à répétition.Crédit photo: P.Bastianaggi
L'école Fariimata est victime de cambriolages à répétition.Crédit photo: P.Bastianaggi
Depuis Juin 2016, date à laquelle la maison de l'ancien gardien a été détruite, maison occupée par les enfants de celui-ci, l'école de Fariimata est victime de cambriolages à répétition. "Le fait que les enfants du gardien occupaient la maison, devait dissuader les cambrioleurs de pénétrer à l'intérieur de l'établissement." estime Marie-Christine Stein. Depuis ce jour, "on a remarqué que nous avons des visites fréquentes".

Toujours le même modus operandi. Les cambrioleurs forcent les jalousies, arrivent à y engager la main, et à partir de là ouvrent la fenêtre coulissante et pénètrent dans les salles de classe. "ils fouillent dans les classes, dans les armoires." 

Jalousies forcées. Crédit photo: P.Bastianaggi
Jalousies forcées. Crédit photo: P.Bastianaggi
Depuis, chaque fin de journée, les enseignants rapportent au secrétariat, vidéo projecteur, portables, clé usb ou appareil de musique. Toutes choses de valeur qui pourraient être la proie des visiteurs.

Ne trouvant plus de matériel susceptibles d'être monnayé dans la rue, par dépit les malfrats se rabattent désormais sur le goûter des enfants! "Cela a commencé par les maternelles. Ils emportaient les goûters destinés aux enfants. Tout récemment, lundi, on a encore été visité, mais rien n'a été volé, puisqu'il n'y a plus rien à voler dans les classes."

Mercredi soir, rebelote. Mais là on tombe bien bas, puisque ce sont les casiers des enfants qui ont été la cible des visiteurs. "ils ont volé des pièces de monnaie que les enfants ont dans leur casier, des paquets de gâteaux. Voila leur triste butin", constate amèrement la directrice.

Curieusement, jusqu'ici, rien n'a été vandalisé, ce qui se passe généralement quand les cambrioleurs ne trouvent rien à se mettre sous la dent.  "Dans notre malheur nous avons quand même la chance de ne pas trouver les classes vandalisées. Jusqu'ici nous avons été épargnés, espérons que cela continue." A part la nourriture et de la menue monnaie, cahiers, matériels scolaire, ne sont pas touchés, ni n'ont fait l'objet de dégradations.

Lundi, tout de même, deux vidéoprojecteurs qui se trouvaient dans une classe, ont été retrouvés, un à l'arrière du secrétariat, à l'extérieur, et un autre dans une autre salle de classe. Les cambrioleurs ont t-ils été gênés pendant qu'ils commettaient leur larcin ?
En cette période de carême, l'école, comme toutes écoles catholiques, organise des levers de fonds et la consigne est, "de ne pas laisser la recette de la quête dans les salles de classe."

Parmi les précautions prises par l'école pour éviter de nouveaux cambriolages, un système d'alarme a été installé dans le secrétariat où est entreposé  le soir après les cours le matériel de valeur. Concernant les salles de classe, des devis ont été demandé pour l'installation de détecteurs de mouvements et éventuellement des caméras de surveillance, mais, "c'est hors de prix", dixit Marie-Christine Stein. Une solution est envisagée. Se concerter avec les écoles voisines afin de faire appel soit à une entreprise de gardiennage, ou embaucher un gardien qui fera des rondes entre les différents établissements.

Ce jeudi matin, suite au cambriolage de la veille, une patrouille de la DSP s'est rendue sur les lieux et a conseillé à la directrice d'adresser un courrier au responsable de la DSP, pour réclamer un renfort de patrouille et mettre à sa disposition la clé de l'établissement scolaire, pour qu'ils puissent y accéder le soir.

C'est la solution vers laquelle semble pencher Marie-Christine Stein, car mettre des barreaux aux fenêtres, ou des barbelés sur les murs, ne sont pas des solutions envisageables, c'est une école et non une maison d'Arrêt. "On se retrouve un peu démuni par rapport à ces visites à répétitions" déplore t-elle.

Le relevé d'empreintes effectué par la DSP. Crédit photo: P.Bastianaggi
Le relevé d'empreintes effectué par la DSP. Crédit photo: P.Bastianaggi
Ce matin la DSP a procédé à un relevé d'empreintes sur les jalousies qui ont été forcées. Les derniers relevés effectués lors de précédents cambriolages ont révélé la présence d'empreintes d'un SDF bien connu des forces de l'ordre, mais celui-ci reste pour l'heure introuvable.

Si pour l'instant parents d'élèves et enseignants ne sombrent pas dans la psychose et se serrent les coudes face à ces désagréments, il faudrait qu'au plus vite une solution soit trouvée. Ceci afin que parents , enfants et enseignants puissent le matin se rendre à l'école en toute quiétude et non comme c'est le cas actuellement se demander ce qu'ils vont trouver ou pas en pénétrant dans l'établissement.

 
P.Bastianaggi






SOCIÉTÉ | TAHITI VA'A 2017 | VA'A PORTRAITS | FenuaHeroes | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | HawaikiNuiVaa2017