SOCIÉTÉ

Inondations : le point sur les travaux à Hitia'a O Te Ra


Jeudi 7 Janvier 2016 à 15:06 | Lu 883 fois

CÔTE EST - Le nettoyage de la commune avance. Après le dégagement des servitudes viendra la reconstruction. Plusieurs familles pourront être relogées avant cela. À commencer par les malades.


Crédit : Tahiti Nui Télévision
Crédit : Tahiti Nui Télévision
Ce jeudi, le président du Pays Edouard Fritch a rendu visite aux sinistrés de la côte Est. Il s'est rendu à Hitia O Te Ra accompagné de quelques membres de son gouvernement pour faire le point sur l'avancement des travaux après les intempéries du 12 décembre. "On a fini la première étape qui était l'étape des gros travaux : dégagement, curage, enlever tous ces troncs d'arbre, ces boues qui ont été charriées à la suite de ces crues. Cette première partie est terminée. Nous allons entamer la deuxième partie. Ça va être plus orienté vers le dégagement des routes de servitude, des quartiers où là, l'intervention des gros engins ne peut pas se faire. Donc ce sera avec des engins beaucoup plus légers et surtout avec de la main-d'oeuvre que nous allons embauchée pour pouvoir aider les familles à terminer complètement le nettoyage", détaille le président du Pays au micro de Tahiti Nui Télévision.

Viendra ensuite la reconstruction. 11 familles vivent actuellement dans des salles de la commune, dont 30 adultes et 16 enfants. "Dès la semaine prochaine, nous validerons certains dossiers où nous mettrons en urgence ceux qui vivent dans les salles omnisports, dans les paroisses, de façon à ce qu'on puisse reconstruire rapidement leur logement et qu'ils puissent dégager les salles communes. Et puis nous avons proposé à certaines des familles la possibilité pour elles, offerte par l'OPH, de pouvoir louer des maisons à l'extérieur en attendant que la reconstruction se fasse, où le Pays intervient à hauteur de 70% du loyer et eux à hauteur de 30%", annonce Edouard Fritch. 

Le président du Pays l'a affirmé il y a peu,  les reconstructions ne pourront se faire dans les mêmes zones, sensibles. Beaucoup de sinistrés vivaient en effet en zone rouge. "Ceux qui sont ici, relogés, sont sur des zones rouges. C'est pour cela qu'ils ont été sinistrés, affirme Edouard Fritch. Aujourd'hui, leur volonté c'est de retourner de là d'où ils viennent. Ça nous pose un problème d'abord pour ceux qui ont eu leur maison détruite à 100%. il nous faut un permis de construire que nous n'obtiendrons jamais puisqu'ils sont en zone rouge. Il faut qu'ils acceptent qu'ils ne puissent plus y retourner. Par contre, nous avons ouvert la possibilité de reconstruire leur logement sur des terrains appartenant à la famille à Hitiaa ou ailleurs de façon à ce qu'ils puissent être relogés dans de meilleures conditions. Et si vraiment il n'y a pas de terrain, le Pays va dégager sur son domaine foncier, des terrains qui puissent les accueillir", explique Edouard Fritch. 
Parmi les sinistrés de Tiarei, plusieurs malades : un dialysé et une personne sous oxygène hébergés avec les autres dans les salles de la commune. "Nous allons prendre une maison en location pour les reloger dans de meilleures conditions qu'ici", informe le président du Pays. 


Rédaction Web (Interview : Thierry Teamo)

Edouard Fritch








Dans la même rubrique :
< >

SOCIÉTÉ | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | TE AITO | Festival des îles | Bodyboard