POLITIQUE

Gaston Flosse invite Edouard Fritch a créer son parti


Mercredi 8 Avril 2015 à 15:45 | Lu 408 fois

Tahoeraa. Ce mercredi, Gaston Flosse a donné une conférence de presse pour expliquer la décision de l'exclusion de Nuihau Laurey, Lana Tetuanui et leurs suppléants aux sénatoriales


Hier mardi, les candidats dissidents du Tahoeraa aux élections sénatoriales, Nuihau Laurey, Lana Tetuanui et leurs suppléants Michel Buillard et Teapehu Teahe ont été officiellement exclus du parti orange. Ce mercredi, Gaston Flosse a donné une conférence de presse pour expliquer cette décision. À ses côtés, Marcel Tuihani, président de l'assemblée de la Polynésie.
Exclure des membres de son parti n'a pas été facile a expliqué Gaston Flosse. Dans une métaphore, le président du Tahoeraa dit avoir été obligé de prendre cette décision. "Que voulez-vous, quand la gangrène se met dans un membre, il faut avoir le courage d’amputer. C’est le prix à payer pour sauver le reste du corps", a-t-il déclaré aux médias. 
L'ancien président du Pays a encouragé Édouard Fritch à créer son propre parti ou à créer son groupe à l'assemblée. 

Interrogé sur les tensions entre le président du Pays et lui, Gaston Flosse a nié toute "embrouille" avec Edouard Fritch. "Le seul point sur lequel nous n'étions pas d'accord, c'est le respect de la parole donnée", déclare Gaston Flosse. S'en suit une série de reproches à l'actuel président du Pays. Pour le président du Tahoeraa, Edouard Fritch ne respecte pas les engagements pris avec la population, et avec le Tahoeraa. "Cela fait au moins 20 ans que je dis qu'Edouard Fritch sera mon successeur, que personne d'autre n'est capable de diriger le Tahoeraa Huiraatira. Mais à condition qu'il respecte les engagements pris face à la population, qu'il respecte le programme que nous (le Tahoeraa) avons publié. Ce sont les lignes rouges qu'il ne faut pas dépasser", explique-t-il. 
Lorsque certains journalistes évoquent sa difficulté à laisser le pouvoir entre les mains de son ex-protégé, Gaston Flosse répond : "Mais enfin, il y a une assemblée. Il faut au moins qu'il vienne discuter avec ne serait-ce que le président de l'assemblée". 

Outre le fait de ne pas suivre le programme du Tahoeraa, Gaston Flosse reproche a Edouard Fritch de trop subventionner les communes. "Pour arroser les communes, alors là, on y va", lance l'ancien président du Pays, faisant référence au contrat de projets Etat-Pays, qui, pour la première fois, inclut les communes du fenua. 

Sur un tout autre sujet, nouveau reproche de Gaston Flosse à son successeur : ne pas avoir voté la résolution sur le nucléaire, réclamant plus de 100 milliards de dédommagements à l'État (lire ICI). Le projet de résolution avait été déposé par des élus Tahoeraa dont le président de l'assemblée de la Polynésie, Marcel Tuihani. 
Alors que Gaston Flosse a permis l'installation de Centre d'expérimentation (CEP) en Polynésie, certains journalistes s'étonnent de cette résolution des élus de son parti. À cela, l'ancien président déclare qu'il "ne lutte pas contre le nucléaire". "Je dis simplement qu'on ne nous a pas dit toute la vérité", déclare-t-il. "Je n'ai pas changé le fusil d'épaule", se défend Gaston Flosse. "Je ne regrette pas d'avoir accepté que les expérimentations aient lieu ici. Mais attention, à l'époque, on nous a dit qu'il n'y avait aucun danger pour la santé de la population. Aujourd'hui il y a des morts. Nous avons été trompés", lance l'ancien président. 


 






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