POLITIQUE

Gaston Flosse à Jean Jacques Urvoas : "votre attitude est antidémocratique"


Jeudi 26 Février 2015 à 17:29 | Lu 302 fois

Tahoeraa. Le président du parti orange a envoyé une lettre ouverte au président de la Commission des lois à l'Assemblée nationale


archive TNTV
archive TNTV
Dans une lettre ouverte, le président du Tahoeraa Huiraatira s'adresse au président de la Commission des lois à l'Assemblée nationale, Jean Jacques Urvoas. Celui-ci est au fenua depuis le 22 février, pour une mission d’évaluation de la mise en œuvre du statut de 2004. Gaston Flosse lui reproche "des commentaires hostiles à l’encontre du président du Tahoera’a Huiraatira, parti majoritaire en Polynésie française". Des propos qu'il aurait tenus à un site Internet d'actualité locale peu avant son arrivée au fenua. 
Gaston Flosse reproche ensuite à Jean Jacques Urvoas de n'avoir pas convié le député Jonas Tahuaitu à rejoindre sa délégation lors de ses déplacements "dans les archipels". Gaston Flosse juge le comportement du président de la Commission des lois, "antidémocratique".

La lettre de Gaston Flosse

"Monsieur le président de la commission des lois,
 
 
 
Avant votre arrivée, lors d’un entretien accordé à Tahiti Infos, vous vous êtes livré à des commentaires hostiles à l’encontre du président du Tahoera’a Huiraatira, parti majoritaire en Polynésie française. Faut-il vous rappeler, Monsieur le président de la commission des lois, que le Tahoera’a Huiraatira que je préside a obtenu à lui seul 62.340 voix lors des dernières élections territoriales de mai 2013, et qu’il détient à lui seul 38 des 57 représentants à l’Assemblée de la Polynésie française, soit la majorité absolue, ainsi que la totalité des parlementaires, trois députés sur trois, et deux sénateurs sur deux.
 
 
 
J’ai noté qu’à l’occasion de vos déplacements dans les archipels, vous êtes invariablement accompagné de Madame Maina SAGE, la députée de la première circonscription, et de Monsieur Jean Paul TUAIVA, le député de la troisième circonscription. Je relève surtout que le député de la seconde circonscription, Monsieur Jonas TAHUAITU, est absent de votre délégation et qu’il n’a jamais été approché pour vous accompagner à l’occasion de votre visite officielle en Polynésie française.
 
 
 
Vous n’ignorez pas que l’usage dans ce domaine est d’inviter le député de la circonscription que vous visitez, et au-delà, d’y associer les autres parlementaires. Vous y dérogez. Je m’interroge : pour quelle raison le député Jonas TAHUAITU est-il exclu de vos déplacements dans les archipels ? Est-ce un parti pris politique ? Le député Jonas TAHUAITU est-il sanctionné parce que, par deux fois il n’a pas voté la confiance au Parti Socialiste, contrairement aux deux autres députés ? Est-il de fait jugé indésirable ? N’est-il plus à vos yeux député de la Polynésie française ?
 
 
Votre attitude est antidémocratique et ne peut être interprétée que comme une caution de nature à encourager la division et l’instabilité politique. En tant que président
du Tahoera’a Huiraatira, et parce que je suis soucieux de la cohésion de notre majorité
et des élus qui la composent, je regrette cette attitude contraire à l’intérêt général
des Polynésiens.
 
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la commission des lois,
mes salutations distinguées."
 
 





Vos réactions

1.Posté par aredius le 27/02/2015 22:01 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Objet : Lettre ouverte à Madame médiatrice de l’Education Nationale

Réf : Instruction n° 10-020-MO du 6 août 2010 LE DEVOIR D’ALERTE DANS LE SECTEUR PUBLIC LOCAL
Loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques
LOI n° 2013-316 du 16 avril 2013 relative à la protection des lanceurs d'alerte
LOI n° 2013-1117 du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière (1)
LOI n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique
Article L1161-1, du Code du Travail, Créé par Loi n°2007-1598 du 13 novembre 2007 - art. 9 JORF 14, Définition de Francis Chateauraynaud et Didier Torny : C'est "une personne ou un groupe qui estime avoir découvert des éléments qu'il considère comme menaçants pour l'homme, la société, l'économie ou l'environnement et qui de manière désintéressée décide de les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, parfois contre l'avis de sa hiérarchie."

Vous pourriez lire avec intérêt l’article France-Antilles du 21 février 2014 pour constater que tous les comptables ne sont pas égaux devant la loi.

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. »
LA FONTAINE, Fables, VII, 1.

Le tribunal de Cergy Pontoise dégage un « principe général du droit » interdisant à l'administration de prendre des mesures discriminatoires à l'encontre d'un fonctionnaire ayant dénoncé des faits délictueux commis par un subordonné ou par sa hiérarchie. (TA Cergy-Pontoise, 7e Ch., 15 juillet 2014, M.H., Req. N° 1110539)

Par un arrêté du 17 décembre 2014, Mme Monique SASSIER, médiatrice de l’Education Nationale, a cru devoir reconduire dans ses fonctions l’actuel médiateur académique de la Martinique.

Ce dernier était président du GRETA du BTP lorsqu’un audit de l’IGAEN d’avril 1998 relevait d’importantes irrégularités financières, confirmées par un courrier du procureur de la République le 5 septembre 2008.

Au cours de ma mission de commis d’office, le préjudice financier constaté avoisinait les 20 MF, (3 ME), pour la seule année 1997, aucun compte financier n’ayant obtenu le quitus depuis 1982, année de la prise de fonction du comptable défaillant.

Ce chiffrage fut vigoureusement contesté par les autorités académiques, orchestrant une campagne de dénigrement, animée, notamment, par les responsables du GRETA, mettant en cause ma compétence professionnelle et mon comportement,

Ces désordres me furent imputés, conduisant à ma suspension non motivée, assortie d’une interdiction professionnelle et d’une mutation d’office en métropole, à la demande expresse du recteur d’académie, permettant ainsi aux malversations de continuer en vertu de l’autorité de la chose décidée, tout en mettant un point final à ma carrière, j’ai été reclassé avec annulation de douze années d’ancienneté à la veille de ma mise en retraite.

On observera que ces circonstances n’ont pas nui à l’évolution professionnelle des fonctionnaires impliqués, sous couvert de discrimination positive.

Néanmoins, ce chiffrage étaient fondé objectivement sur des décaissements sans pièces, au titre de la seule année 1997, attestés par des recherches sur le compte Trésor de l’établissement, du service CEPL de la Trésorerie Générale le 5 mars 1999, et mentionnées dans un audit de l’IGAEN, du 15 juin 1999.

Le comptable responsable de ces malversations n’a jamais été mis en débet, bénéficiant d’un quitus pour l’ensemble de ses œuvres, le 28 juin 2012, assorti d’une promotion au grade d’attaché principal, prenant sa retraite à cinquante-cinq ans à un indice supérieur au mien.

Les rémunérations indemnitaires des responsables de GRETA étaient indexées sur des recettes fictives, puis prélevées irrégulièrement sur les fonds de réserves des établissements rattachés, constituant un double motif d’enrichissement, mais aussi d’appauvrissement, sans cause.

J’aimerais connaître les mesures proposées par Mme la médiatrice de l’Education Nationale en vue d’indemniser le groupement d’établissements, les usagers du service public et les contribuables concernés.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

800 caractères maxi autorisés.

SOCIÉTÉ | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | TE AITO | Festival des îles | Bodyboard