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François Fillon trace les grands points de son programme pour la Polynésie


Mardi 11 Avril 2017 à 10:28 | Lu 2626 fois

PRESIDENTIELLE - Dans une lettre intitulée "Je veux agir pour la Polynésie française" le candidat Fillon dévoile son programme "spécifique" pour la Polynésie.


François Fillon trace les grands points de son programme pour  la Polynésie
Pour François Fillon, " La Polynésie française, par son histoire, sa culture, son environnement exceptionnel, mais aussi sa spécificité institutionnelle, occupe une place toute particulière dans les Outre-mer. Son rayonnement est celui de la France et de la République dans le Pacifique".

Expliquant que " Pour se consacrer pleinement au défi premier de son développement économique et de l’emploi notamment des jeunes, la Polynésie française a besoin de rassembler sa population autour d’un nouveau contrat social, conforté par un accompagnement renouvelé de l’Etat".

C'est pourquoi, le candidat Les Républicains propose, " un programme spécifique pour la Polynésie française", qu'il nomme, " le Pacte de stabilité et de développement".

Relevant que "Les expérimentations nucléaires ont eu un impact économique, sanitaire, environnemental et social ; il convient de mesurer précisément et d’assumer cette réalité ; le Pacte reconnaîtra ainsi solennellement la contribution de la Polynésie française à la constitution de la force de dissuasion nucléaire de la France."

Ainsi, "le Pacte devra inscrire les relations financières de l’Etat et de la Polynésie dans un cadre clair qui sanctuarise les dotations de l’Etat à un montant au moins égal à celui constaté pour l’année 2011. Le contrat de projet sera transformé en véritable contrat de progrès ouvert au Pays ainsi qu’à l’ensemble des communes des archipels afin de soutenir les réformes économiques et institutionnelles nécessaires : les engagements financiers pris seront respectés."

Selon François Fillon, "ce contrat de progrès pluriannuel devra conforter le potentiel de développement de l’économie bleue de la Polynésie, soutenir les différents secteurs d’activité de la vie locale, en particulier le tourisme, et les relais de croissance permettant de relancer durablement l’économie, et de créer les emplois nécessaires à le réduction du chômage local "

Outre, "une priorité absolue et un soutien déterminé de l’Etat seront apportés au développement du numérique et du réseau très haut débit en faveur des habitants des différents archipels.", priorité sera donnée aussi " à la jeunesse, afin de permettre son maintien localement en lui garantissant de meilleures chances de réussites dans la vie : en lien avec le Pays, les filières du RSMA seront ainsi développées afin de permettre une meilleure insertion des jeunes polynésiens dans les projets de développement des archipels ; l’Etat accompagnera le pays pour créer une véritable filière d’apprentissage adaptée aux spécificités locales."

L'Etat accompagnera la Polynésie "par des mesures de renforcement de la continuité interne pour réduire les effets de son éclatement géographique (...) et s'attachera également à accompagner le territoire dans la réforme de son dispositif de protection sociale généralisée afin de permettre la création d’un régime local stable et équilibré dans la durée". Et l'Etat, " maintiendra l’indexation des fonctionnaires d’Etat à son niveau actuel."

Concernant les défis environnementaux, " l’Etat se mobilisera enfin activement pour accompagner la Polynésie dans son engagement contre les conséquences du changement climatique et pour la transition énergétique."

Sur la sécurité, le candidat Fillon estime que "l’autorité de l’Etat doit être restaurée afin de protéger tous les citoyens dans leur quotidien : les moyens nécessaires, techniques et humains, sur terre et sur mer, seront pour cela déployés, accompagnés d’une réponse pénale efficace notamment en rénovant et développant les infrastructures pénitentiaires comme celle de Faa’a Nuutania".

En conclusion François Fillon fait part de son refus de statut de "Pays associé"  qui, selon le candidat "est le premier pas vers une indépendance qui ne dit pas son nom et dont les Polynésiens ne veulent pas."
 
Rédaction web avec communiqué