POLITIQUE

Fichés S : "On ne pouvait pas rester muets face à ce sujet"


Jeudi 15 Septembre 2016 à 16:31 | Lu 1493 fois

TAHOERAA - Teura Iriti explique la proposition de résolution déposée à l'assemblée de la Polynésie par son parti. Elle déclare que cette proposition n'a pas pour but d'être alarmiste, mais de protéger les Polynésiens.


Au micro de Tahiti Nui Télévision, Teura Iriti, présidente du groupe Tahoeraa à l'assemblée de la Polynésie s'est exprimée ce jeudi sur la proposition de résolution du parti orange concernant les fichés S. Pour la représentante, le radicalisme est "une maladie". "C'est une maladie puisqu'ils font un lavage de cerveau. Le terrorisme on s'est d'où ça vient. Nos enfants ici n'ont pas besoin de ça. Le contexte actuel s'y prête beaucoup. Nous ne voulons pas que cette maladie prolifère", explique Teura Iriti. 
La proposition de résolution  du Tahoeraa vise à faire interdire l'entrée en Polynésie aux personnes fichées S, mais aussi à faire transférer en métropole les détenus fichés S de Nuutania. Une formation du personnel pénitentiaire est également proposée. 

Le président Edouard Fritch avait appelé dernièrement à ne pas céder à la psychose. "Il ne faut pas dramatiser les choses. Nous les Polynésiens, sommes des chrétiens. Et nous savons ce que c'est la responsabilité des enfants que nous mettons au monde. Et ces Polynésiens (NDLR : les fichés S) sont aussi nos enfants (...) il faut à mon avis, mettre tous les moyens pour les remettre dans le droit chemin", avait il déclaré dans notre journal.     
"Ce n'est pas parce-qu'on a des fiches S que l'on est tombés dans un vecteur de menace directe et très imminente. Loin de là !", avait également déclaré le haut-commissaire  René Bidal au micro de Tahiti Nui Télévision il y a deux semaines.    

Teura Iriti explique qu'il ne s'agit pas pour le Tahoeraa d'être alarmiste. "C'est pas le sens de notre intervention d'être alarmistes. C'est de nous protéger : prévenir c'est guérir. C'est aussi dire que nous n'avons pas les moyens pour accueillir ces personnes et les accompagner. Et surtout, c'est protéger notre population. C'est tout. Il n'y a pas du tout une intention d'alarmer qui que ce soit". 



Rédaction web (Interview : Laure Philiber)

Teura Iriti, présidente du groupe Tahoeraa à l'assemblée de la Polynésie








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