SOCIÉTÉ

Exercice incendie : 4 casernes de pompiers mobilisées


Mardi 15 Septembre 2015 à 16:12 | Lu 400 fois

PAPEETE - Un départ de feu a eu lieu ce mardi à Motu Uta. Mais pas de panique : il s'agissait d'un exercice.


Crédit : Tahiti Nui Télévision
Crédit : Tahiti Nui Télévision
Une cuve de carburant de Motu Uta a pris feu ce mardi aux alentours de 8 heures. La société Pacific Petrolium a activé ses mesures anti-incendie. Quatre casernes de pompiers ont été mobilisées en renfort... Il s'agissait d'un exercice de la société Pacific Petroleum et Services sur son dépôt de stockage d'hydrocarbures.
"Aujourd'hui on est sur la réalisation d'un exercice POI : Plan d'opération interne. L'objectif du plan d'opération interne est d'entraîner les industriels à mettre en oeuvre les moyens de secours qui sont prépositionnés dans un dépôt pétrolier pour assurer une extinction rapide de tout départ de feu au niveau du dépôt. Il y a des moyens qui sont déjà prépositionnés pour être mis en oeuvre immédiatement en cas de départ de feu pour éviter que le feu prenne de l'ampleur et qu'il puisse se propager", explique Hubert Bagot, lieutenant de vaisseau à la direction de la défense et de la protection civile. 

Les premiers pompiers arrivés sur place ont mis en place un barrage d’eau pour éviter la propagation du feu et de la chaleur, tandis que les employés de la société formés aux exercices incendie projetaient de la mousse pour empêcher les fuites de carburant. En quelques minutes le feu a été isolé. Il ne restait plus qu’à l’éteindre.
 
En cas d’incendie à Motu Uta, les risques de propagation du feu sont quasiment nuls. Mais la ville pourrait être envahie par des fumées toxiques. "Les effets du feu ne peuvent pas toucher les populations qui sont quand même éloignées. Le risque que l'on pourrait avoir éventuellement c'est en fonction du vent, d'avoir un nuage de fumée toxique qui se propage sur la ville. Mais ça a été étudié : le vent dominant vient plutôt de l'île et part vers le large. (...) Après on doit s'adapter au cas par cas. Si d'aventure on avait un panache qui allait vers la ville, on enverrait les pompiers faire une reconnaissance voir s'il y a des fumées et un risque pour la population. (...) Le risque c'est que les gens soient à l'extérieur. Tant qu'ils sont chez eux, ils sont protégés et si jamais il y avait vraiment un risque et que l'on n’arrivait pas à confiner les gens, effectivement on pourrait lancer une évacuation, mais qui serait assez longue à mettre en oeuvre", détaille Hubert Bagot. 
 
Une fois par an, les sociétés d’hydrocarbures doivent se soumettre à ce type d’exercice, pour tester l’efficacité de leurs moyens d’intervention rapide. La direction de la protection civile, elle, travaille sur la coordination des moyens et des équipes.
 
Rédaction Web (Interview : Sam Teinaore / Esther Parau Cordette)

Hubert Bagot, lieutenant de vaisseau à la direction de la défense et de la protection civile.


Crédit : Tahiti Nui Télévision
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