SOCIÉTÉ

Etude de l’ISPF : les transports, deuxième dépense des ménages du fenua


Mercredi 15 Février 2017 à 14:30 | Lu 2290 fois

FAMILLES - Les dépenses des familles ont augmenté de 50% en 15 ans, selon l'ISPF. L'Institut vient de rendre public, ce mercredi, les premiers résultats de l’étude du budget des familles pour l’année 2015. Il en ressort que les dépenses consacrées au logement sont en baisse, contrairement à celles des transports qui occupent aujourd’hui la deuxième place. Autre enseignement : 20% de la population du fenua vit sous le seuil de pauvreté, et les inégalités se creusent.


Cette enquête a été réalisée auprès de 4000 logements répartis sur les cinq archipels.
En 2015, la dépense totale des Polynésiens s’établit à quelque 250 milliards de francs, soit une hausse de plus de 50% sur 15 ans, période durant laquelle les prix ont, eux, progressé de 20%.

La dépense mensuelle moyenne par ménage (soit quatre individus) est de 289 000 francs. Il ressort de l’étude que « la répartition des revenus est devenue plus inégalitaire » bien qu’elle se soit stabilisée entre 2009 et 2015. 20% de la population vit d’ailleurs sous le seuil de pauvreté, ce qui représente un revenu de moins de 30 000 francs par mois par individu.

Signe de la crise sans doute, les dépenses liées à la consommation de produits de base, comme "le riz ou les pâtes, progressent fortement, entre 24 et 48% selon les produits".
Les dépenses consacrées à l'alcool baissent de 11%, même si celles consacrées à la bière reste stable. 

En 15 ans, les principaux postes de dépenses ont évolué. L’alimentation reste en tête, représentant 18,3% du budget d’un ménage. Mais en seconde position figure désormais les dépenses de transports, passées de 14,4% en 2000 à 16% en 2015. Comme l’explique le gouvernement, le « nombre d’usagers des transports publics est en forte baisse, au profit des voitures particulières, les dépenses dans ce secteur pesant sur le budget des familles ».

Ces dépenses devancent aujourd’hui celles consacrées au logement (passées de 16,6% à 14,1%), en raison notamment de la baisse du prix des loyers.
Les postes « alimentation et logement » représentent à eux seuls plus de la moitié des dépenses des ménages aux faibles revenus mais moins du quart des plus aisés.
Les  ménages de la zone urbaine de Tahiti dépensent, enfin, plus que ceux des îles et zones rurales. 

 
Jean-Baptiste Calvas





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