CULTURE

Eric Gresset, artiste sans concession


Jeudi 11 Août 2016 à 18:14 | Lu 4146 fois

ART POLYNESIEN - Eric Gresset est un artiste polynésien sans concession. Il s'est donné pour mission de représenter à juste titre la culture polynésienne. Tous les ans, il grave une centaine de nacres qui servent de trophée au Heiva de San Diego (USA) qui célèbre la danse polynésienne.


Crédit Photo : Tahiti Nui Télévision
Crédit Photo : Tahiti Nui Télévision
"Je m'appelle Eric Gresset et je suis demi.... Père français et mère de Rurutu (Australes) j'axe mon art sur mes origines, ce qui fait un mix de francais, rurutu et irlandais. J'ai un caractère bien trempé et je ne suis pas là pour plaire à tout le monde..." Tout est dit...  Les mots sont à l'image du bonhomme. D'un bloc. Taillé dans la masse.

Tous les ans pour le Heiva de San Diego, Eric grave une centaine de nacres, toutes uniques. Ses œuvres iront embellir les foyers des lauréats de ce concours. " Les trophées sont à l'image de mes œuvres.  On ne peut pas les expliquer, même moi je n'y arrive pas". Pour cette édition, le thème choisi par les organisateurs du Heiva de San-Diego est l'océan.

"Pour concevoir les trophées je discute, j'observe et je travaille en fonction des matériaux que j'ai chez moi. J'utilise de la nacre et du bois de qualité. Le Heiva de San Diego est l'occasion pour moi de participer à la reconnaissance de la culture polynésienne. De promouvoir l'art polynésien.  Et quand je dis polynésien, je ne parle pas que de Tahiti, je parle des Marquises, Australes, Tuamotu etc..."

La panne d'inspiration... Connaît pas. "Je suis inspiré H24. J'ai une case de mon cerveau entièrement dévoué à la création.  Je dessine tout le temps, je sculpte, je tatoue, je grave,  soude, tronçonne, meule. J'ai un don, je ne me l'explique pas autrement ". Hypothèse... " Peut-être est-ce dû au fait que durant ma jeunesse j'ai été un mauvais garçon et qu'après avoir fait de vilaines choses, je suis condamné à me racheter en faisant du beau".

Lui qui se définit comme un "petit maillon de la culture polynésienne" a comme devise... "Prendre ce qui est d'avant pour aller de l'avant". S'inspirer des tupuna (anciens) pour avancer. Eric a tout compris. Une culture ou un art qui ne se remet pas en question, qui se repose sur ses acquis, est condamné à finir en folklore.
 
Rédaction Web avec David Chang







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