SOCIÉTÉ

Education : Nicole Sanquer insiste, la grève est "illégale"


Vendredi 9 Septembre 2016 à 18:05 | Lu 6089 fois

TENSIONS - Dans un communiqué, la ministre de l'Education répond au Syndicat National des Enseignements de Second degré. Certains enseignants polynésiens ont suivi le mouvement de grève de leurs collègues en métropole. Mais selon la ministre, aucun préavis n'a été déposé.


Photo d'illustration. Archives Tahiti Nui Télévision
Photo d'illustration. Archives Tahiti Nui Télévision
Le SNES (Syndicat National des Enseignements de Second degré)  publiait jeudi un billet sur son site Internet. Certains enseignants ont suivi le mouvement de grève de leurs collègues de métropole. "Nous confirmons que le SNES national a déposé un préavis de grève pour aujourd’hui, depuis le mois de juin", écrivait le syndicat. "Ce matin les chefs d’établissements de Polynésie ont reçu  un courrier de la DGEE  menaçant 'les fonctionnaires se mettant en grève illégalement'  d’être 'soumis à une retenue de traitement" et "passibles de sanctions".  SI le retrait de salaire nous paraît tout à fait normal, le terme de "sanction" sonne comme une menace et n’a apparemment pour but que de faire pression sur les collègues, voire de les dissuader de participer à ce mouvement national tout à fait légal. Or, il faut rappeler que le SNES-PF après dépôt de préavis nationaux n’a jamais déposé de préavis auprès des instances territoriales puisque nous dépendons du Ministère de l’Education Nationale et que nous sommes des fonctionnaires d’Etat. Le SNES National a été alerté et ne manquera pas de réagir", s'indignait le syndicat en Polynésie.
Ce vendredi, la ministre de l’Education et de l’enseignement supérieur, de la jeunesse et des sports, madame Nicole-Sanquer-Fareata, a tenu à préciser, dans un communiqué, la notion de "grève illégale" utilisée, "à juste titre, par la direction générale de l’Education et des enseignements (DGEE). Il ne s’agit pas de menaces mais d’un simple rappel à la loi".

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Si en métropole, le SNES-FSU, le SNEP-FSU, CGT, Sud, FO ont appelé à la grève le 8 septembre dernier, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme du collège, en Polynésie française, les représentants du personnel du syndicat national des enseignements du second degré (SNES) doivent comprendre que le Pays bénéficie d’un statut d’autonomie, et que la réglementation applicable sur notre territoire doit être respectée. Il s’agit, pour le coup, d’une question d’EDUCATION", souligne le ministère.
"Selon le SNES/FSU (Syndicat National des Enseignements de Second degré/ Fédération syndicale unitaire) en Polynésie française, un dépôt de grève a bien été déposé en métropole, mais au niveau national.
 Or, il est pourtant très clair que les articles Lp. 2611-2 et Lp. 2611-3 du code du travail disposent bien que la cessation concertée du travail est précédée d'un préavis. Ils précisent également que le préavis parvient cinq jours francs avant le déclenchement de la grève.
A défaut du respect de cette réglementation, la grève est effectivement illégale.
 Il est à noter que les fonctionnaires se mettant en grève illégalement sont soumis à une retenue de traitement et sont passibles de sanction. Aucun préavis pour la grève du 8 septembre 2016 n’a été déposé.
 
La ministre souhaite aussi préciser le taux de participation à la grève particulièrement faible, 2,58%, des enseignants du 2nd degré sur l’ensemble des 26 collèges et 10 lycées que compte le Pays, ce qui prouve encore une fois que la grande majorité des enseignants assurent leurs missions dans l’intérêt des élèves, et acceptent la mise en œuvre de la réforme du collège. Je tiens à les en féliciter".
 

Rédaction web avec communiqué de presse







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