POLITIQUE

Edouard Fritch rentre de Chine "sans promesses"


Samedi 23 Avril 2016 à 15:01 | Lu 1626 fois

HAO - Edouard Fritch, est arrivé en Polynésie samedi matin, après une semaine passée en Chine à dialoguer avec les dirigeants de l'entreprise Tian Rui International et de la China Development Bank. Le président est revenu avec des garanties concernant le respect des normes environnementales de la future ferme aquacole de Hao. La construction devrait démarrer au mois de septembre.


Le président Fritch, arrivé samedi matin à Tahiti Faa'a, n'avait "aucune promesse à rapporter" de son voyage en Chine. Parti en compagnie d'une délégation composée de cinq ingénieurs et techniciens du Pays, il s'est entretenu avec les dirigeants de la société chinoise pour évoquer l'avenir du projet aquacole de Hao. Il souhaitait " compléter les réponses que doit apporter le maitre d'ouvrage à l'enquête publique, aux conditions requises à l'exploitation des bâtiments". Autrement dit, le président était allé obtenir des précisions sur le fonctionnement de la ferme et des garanties quant aux respects des normes imposées par la législation polynésienne.
 
     Premier coup de pioche en septembre
 
Au cours de sa visite, Edouard Fritch  a annoncé aux investisseurs chinois que le permis de terrassement leur serait délivré le 15 juin 2016 et le permis de construction de la base vie le 18 juin 2016. Il a également indiqué que le troisième et dernier permis de construire, qui concerne les différentes unités de la ferme d’exploitation, ne serait pas délivré avant le mois de septembre 2016.
 
Edouard Fritch le reconnait, il partait avec l'ambition de convaincre Monsieur Wang Cheng, le directeur de Tian Rui International, de commencer les travaux dès la délivrance des deux premiers permis. Tentative de persuasion manquée. "Monsieur Wang Cheng a besoin des trois permis, pour commencer le chantier " indique t'il.
 
Pas question pour autant d'avancer la date de délivrance de cet ultime permis "puisque nous venons seulement de prendre acte des enquêtes". Mais le président est confiant quant à la tenue des délais annoncés. "D'ici le mois d'août, la consultation des différents services, Urbanisme, Environnement, Hygiène, sera terminé et l'environnement pourra émettre ses conclusions."
 
     Pas de concessions sur l'environnement
 
"Il n'est pas question que la Polynésie française cède sur l'environnement et sur l'hygiène"  a martelé Edouard Fritch. Au cours de leur visite, il affirme que lui et ses techniciens ont obtenu des informations précises sur les concentrations des différents produits chimiques qui seront déversés dans l'eau. Des informations qui leur serviront à s'assurer que le projet de ferme aquacole respecte la réglementation polynésienne sur l'hygiène et l'environnement.
 
Il a par ailleurs ajouté "Nous nous sommes rendus compte que monsieur Wang Cheng était beaucoup plus sensible aux problèmes d'environnement que nous-mêmes avec notre réglementation." Le businessman chinois aurait garanti au président Fritch qu'il s'assurerait que la qualité de l'eau soit parfaite.
 
 
     Pas de temps pour le Mahana Beach
  
Interrogé au sujet du projet Mahana Beach et de ses potentiels investisseurs chinois, Edouard Fritch a indiqué qu'il n'avait pas eu le temps de les rencontrer. Il a ajouté qu'il était sur le point de s'entretenir avec le ministre de l'Equipement Albert Solia sur ce point. "Je n'ai pas d'autres informations pour l'heure" a-t-il simplement indiqué.
 
Rédaction web (Interview Manava Tepa)

Edouard Fritch à son arrivée au micro de Manava Tepa







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