POLITIQUE

Edouard Fritch : « Le danger, c’est que le combat pour l’indépendance se transporte à Paris »


Dimanche 18 Juin 2017 à 13:02 | Lu 10396 fois

RÉACTION- Le président du Pays et leader du Tapura, Edouard Fritch, a réagi à chaud, samedi soir, aux résultats du second tour des élections législatives. Satisfait de la victoire de deux de ses candidats (Maina Sage et Nicole Sanquer », il s’est également dit « pas pessimiste » quant à celle de Moetai Brotherson, du Tavini. « Ceci dit, le danger, pour nous, c’est que le combat politique pour l’indépendance se transporte à Paris », a-t-il toutefois tempéré.


« Je sais que Moetai Brotherson saura faire la distinction entre nos combats politiques, ici, et ce que nous devrons avoir comme combats à Paris pour aider à accompagner notre pays dans ses projets. Je ne suis pas pessimiste parce que Moetai aussi, de son côté, connait les enjeux pour notre pays », a déclaré Edouard Fritch.

Pour le président de Polynésie, la victoire du candidat indépendantiste dans la 3eme circonscription est en partie due au soutien implicite du Tahoara’a qui a donné des « consignes » en ce sens à ses sympathisants.

« Tant mieux pour lui et tant pis pour le Tahoera’a (…) La boussole ne sait plus où est le nord », a-t-il raillé.

Vis-à-vis du positionnement à venir des élus Tapura sur l’échiquier national, Edouard Fritch a affirmé qu’ils ne rejoindraient pas les rangs du parti La République en Marche mais qu’ils soutiendraient la majorité présidentielle.

« Je vais voir sous quelle forme. Est-ce qu’on sera au groupe -à l’Assemblée Nationale, Ndlr- En Marche ! ou dans un autre groupe qui accompagne cette majorité ? », s’est -il interrogé tout en assurant que les deux députés « iront soutenir monsieur Macron parce qu’il adhère à nos idées ».

Le président du Pays entend d’ailleurs d’ici peu discuter de nouveau avec le gouvernement central des Accords de l’Elysée. Et notamment de la participation de l’Etat au Régime de Solidarité (RSPF) ou à la Protection sociale généralisée (PSG).

Quant au successeur de Nicole Sanquer au ministère de l’Education, Edouard Fritch dit ne pas l’avoir encore choisi : « j’ai quelques noms mais il faut que je trouve le meilleur qui puisse continuer l’action ».

Un remaniement gouvernemental plus vaste n’est, lui, « pour l’heure, pas envisagé ».

Rédaction Web avec Laure Philiber 
 
 







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