POLITIQUE

Donald Trump, une "force de la nature" qui a "déjoué les pronostics", pour Bouissou


Mercredi 9 Novembre 2016 à 15:50 | Lu 4789 fois

PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE - Jean-Christophe Bouissou a réagi à l'élection du milliardaire Donald Trump à la tête de la première puissance mondiale. S'il admire la manière dont il a déjoué tous les pronostics, le ministre et porte-parole du gouvernement souligne qu'il ne partage pas la politique du nouveau chef d'Etat.


Ce mercredi en marge du conseil des ministres, Jean-Christophe Bouissou, membre du gouvernement de la Polynésie, a réagi à l'élection de l'homme d'affaires Donald Trump à la tête des États-Unis. "On peut dire que le monde entier s'est fasciné pour cette campagne électorale. Cela fait plus d'un an que je suis les stratégies qui ont été mises en place et la manière dont Donald Trump s'est adressé à certaines catégories du peuple américain. Il me semblait que Donald Trump gagnait petit à petit du terrain. La preuve en est aujourd'hui", a déclaré le ministre qui a été impressionné par la manière dont le candidat républicain a "déjoué les pronostics des instituts de sondage alors que finalement toutes les structures de presse, les télévisions s'étaient liguées contre lui. Sans parler de républicains notoirement connus, des sénateurs, contre lui. On peut dire que c'est une force de la nature", a déclaré Jean-Christophe Bouissou.

Le porte-parole du gouvernement tempère cependant : "Cela ne veut pas dire que je partage sa politique. D'ailleurs on en discute souvent avec le président Édouard Fritch ou d'autres ministres. Nous sommes plutôt des modérés lorsqu'on considère par exemple les relations avec les pays extérieurs. Bâtir un mur entre le Mexique et les États-Unis, c'est un peu fort..."

Jean-Christophe Bouissou assure que la Polynésie française continuera à travailler avec ses "partenaires américains, européens. Ce n'est pas aux dirigeants d'un pays que de porter une appréciation sur un individu qui devient Président des États-Unis. C'est un choix démocratiquement fait. On ne peut que respecter ce choix."

Au lendemain de l'élection, nombreux sont ceux qui pointent du doigt les organismes de sondage et organes de presse qui donnaient Hillary Clinton gagnante.  "Il faudrait aujourd'hui peut-être que les organismes de sondage et de presse s'interrogent sur la manière dont on peut communiquer sans être parti pris", estime le ministre qui reconnait : "Aux États-Unis c'est quelque chose de connu, souvent les organes de presse (...) les télévisions (...) ont leur poulain et le font bien savoir. Chez nous en métropole ou ici en Polynésie fort heureusement nous avons des organes de presse qui respectent la position d'une population et des électeurs."

Jean-Christophe Bouissou :


La France a également décidé de continuer à avancer avec les Etats-Unis. "Les Etats-Unis constituent un partenaire de tout premier plan. Ce qui est en jeu, c'est notamment la paix, la situation au Moyen-Orient, ce sont les relations économiques, et c'est la préservation de la planète. Sur tous ces sujets, la France engagera sans tarder des discussions avec la nouvelle administration américaine qui entrera en fonction le 20 janvier", a assuré le dirigeant français. "Mais je le ferais avec vigilance et franchise car certaines positions prises par Donald Trump pendant la campagne américaine doivent être confrontées aux valeurs et aux intérêts que nous partageons avec les Etats-Unis. L'amitié entre nos deux peuples et notre histoire commune nous y aideront".
François Hollande a également envoyé un courrier au nouveau Président élu américain, l'invitant à engager "des échanges". 
 

​Rédaction web (Interview de Jean-Christophe Bouissou : Laure Philiber)

 
La déclaration de François Hollande :









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