SOCIÉTÉ

Des boîtes de conserve "contaminées" au VIH : le hoax qui refait surface


Mercredi 1 Février 2017 à 11:29 | Lu 7825 fois

INTERNET - Gare à l'intox sur les réseaux sociaux. En ce moment une vieille rumeur refait surface avec un post Facebook publié dans un groupe très consulté. Un hoax qui ne date pas d'hier...


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Certains de nos internautes nous ont contactés, s'inquiétant d'un post Facebook qui circule largement en ce moment. Ce post explique qu'il ne faut pas consommer de conserves provenant de Thaïlande et qu'elles ont été contaminées par le VIH...
"Radio 1 FM a annoncé que le gouvernement thaïlandais a confirmé", précise ce post... Une mention qui peut induire en erreur les Polynésiens : il ne s'agit en aucun cas de Radio 1 Tahiti mais de Radio 1 FM ou Pattaya Radio 1, une radio de Thaïlande. L'information n'a par ailleurs pas du tout été confirmée. La Thaïlande a, au contraire, démenti la rumeur. 

> Pourquoi c'est faux 
Aller, imaginons qu'on "nous cache la vérité" et que des gens mal intentionnés aient souillé de leur sang des boîtes de conserve... Le VIH ne se transmet pas de cette manière. 
Le virus est très fragile et ne survit pas hors du corps humain, dans des conditions normales. Ce n'est donc pas un virus contagieux comme le virus de la grippe.  
"On ne contracte pas l’infection lors des gestes courants de la vie quotidienne : baisers, étreintes, poignées de mains, partage d’objets personnels, ingestion d’eau ou de nourriture", explique l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). 

Ce qui peut entraîner une contamination : 
  • la pénétration anale ou vaginale non protégée;
  • la présence d’une autre infection sexuellement transmissible comme la syphilis, l’herpès, la chlamydiose, la gonorrhée ou une vaginite bactérienne;
  • le partage d’aiguilles, de seringues, de matériels d’injection et de solutions contaminées lors de l’injection de drogues;
  • les injections, les transfusions sanguines à risque, les greffes de tissus, les gestes médicaux impliquant de couper ou de percer la peau dans des conditions non stériles;
  • les piqûres accidentelles, notamment chez les agents de santé.
> Un vieux "hoax"
Cette rumeur n'est pas nouvelle. Des messages semblables ont été diffusés en 2013. Dans certains pays ils étaient envoyés par SMS. Il s'agit de désinformation sur les modes de transmission du VIH. 

> Gare à l'intox sur les réseaux sociaux
Sur Facebook comme sur d'autres réseaux sociaux, une simple publication peut prendre énormément d'ampleur. Attention à ne pas tout croire. Facebook tente de "filtrer" les informations de nos fils d'actu pour éviter les hoax. Mais c'est à chaque internaute d'être vigilant. Privilégiez les informations publiées par des médias connus. Le Monde a carrément lancé un outil pour détecter les fausses infos, le Décodex. Des sites internet tels que "Hoaxbusters " permettent aussi de vérifier l'information.  
 
M.K 







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