SOCIÉTÉ

Des bacheliers se voient refuser leur inscription en licence à l'Upf


Mardi 12 Septembre 2017 à 12:38 | Lu 10777 fois

EDUCATION - Ce mardi, le syndicat Avenir Etudiant Fage alertait les médias sur le problème rencontré par certains étudiants, titulaires de Bac général, pro ou technologique qui se sont vu refuser l'entrée en licence à l'Université de Polynésie française. Ceci, selon Avenir Etudiant, dans l'objectif caché de "remonter l'UPF dans le classement des universités métropolitaine."


Crédit photo: TNTV
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Avenir Etudiant par la voix de Léonard Puputauki jr, mandaté par le syndicat, dénonce "la décision de l'université de refuser à certains étudiants qui ont eu leur bac pro et techno  ou le bac général, la possibilité de s'inscrire en licence."

Le syndicat des étudiants avec le groupe Forum 21 envisage de déposer un recours au tribunal administratif à l'encontre de ces décisions. "Le code de l'éducation, ne demande pas de sélection à l'entrée en licence, sauf cas particuliers, pour les licences professionnelles, mais nous ne sommes pas dans ce cas-là."

Ce que souhaite le syndicat Avenir Etudiants, c'est que "Les étudiants avec un bac en poche, puissent accéder à la licence qu'ils souhaitent. Nous soutenons aussi ceux qui se sont vu refuser leur entrée en Master, au prétexte que les places étaient moins nombreuses que l'année dernière."

Le syndicat envisage d'intervenir en métropole pour "que le décret de 2017 qui permet au vice-recteur de proposer d'autres formations à ces étudiants, puisse être appliqué en Polynésie."

Jimmy Boccardo, titulaire d'un Bac pro Logistique avec mention, voulait faire une licence en Anglais / Mandarin, mais cela lui a été refusé sous prétexte que son diplôme n'était pas suffisant pour la filière demandée.

"L'UPF me prive du droit d'étudier" déclare-t-il dépité. "Je suis actuellement à la recherche d'un emploi et du coup, je vais être obligé de prendre des cours du soir pour suivre une formation". Pour lui, "il faut donner une chance aux Bac pro, comme tout le monde. On ressent cela comme une discrimination."

Du côté de Tekurio Helaman même son de cloche. "En 2016, j'ai voulu m'inscrire à l'université, et j'ai essuyé un avis défavorable. Et cette année, aussi."

Les raisons invoquées ? "Dans un courrier, l'UPF a indiqué qu'avec mon bac pro, je ne suis pas capable de suivre une licence d'Anglais LLCER, parce que j'ai une mauvaise note. Je ne vais pas m'en cacher."

Dans l'incompréhension la plus totale, il confie "Je ne comprends pas pourquoi je dois obtenir une dérogation, alors que je suis bachelier. Normalement la dérogation concerne uniquement les élèves qui n'ont pas de diplôme et qui veulent rentrer à l'université."

Désespéré, il sent son avenir lui échapper. "J'ai comme l'impression que je ne peux plus choisir ma voie par moi-même, et que ce choix-là est entre d'autres mains que les miennes. Je suis traumatisé. Je n'ai plus d'avenir".

D'autant que pour lui, l'objectif de l'université, c'est avant tout "D'encourager les gens à aller de l'avant. Je suis motivé pour étudier, et on ne me donne pas cette opportunité."

 
Pascal Bastianaggi






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