POLITIQUE

Dernière session budgétaire: L'heure était au bilan


Vendredi 22 Septembre 2017 à 07:09 | Lu 338 fois

POLITIQUE - La session budgétaire s'est ouverte jeudi matin à l'assemblée de Polynésie. Celle-ci revêtait un caractère particulier, puisqu'il s'agissait de la dernière session de la mandature du gouvernement Fritch. Les élections territoriales de 2018 se pointant à l'horizon. Le président du Pays a dressé le bilan de l’action gouvernementale pour l’année écoulée et s’est félicité de voir les indicateurs économiques passer au vert bien qu’il estime que beaucoup reste encore à faire.


Crédit photo: TNTV
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Produit intérieur brut en hausse, progression de la consommation des ménages, augmentation des recettes fiscales ou encore retour de la confiance des investisseurs, Edouard Fritch s’est félicité lors de sa prise de parole de l’embellie économique que connait la Polynésie.

"Le Produit Intérieur Brut  augmente pour la quatrième année consécutive, de 1,8 % en volume après une hausse de 1,5 % en 2015. Il atteint 584 milliards Fcfp en valeur en 2016. (…) Les investissements privés, constitués des achats d’équipements pour les entreprises et des dépenses en logement pour les particuliers, augmentent de 1 milliard de Fcfp, soit une hausse de 0,8 % en volume." Indiquait Edouard Fritch dans son discours d'ouverture.

Selon l'homme fort du Pays, "Nous affichons désormais des tendances positives, et par conséquent très encourageantes pour l’avenir. (…) Les perspectives économiques sont globalement bien orientées, et les résultats de l’exercice 2017 devraient venir confirmer les bons résultats de 2016".

Mais Le président du Pays ne crie pas pour autant victoire, estimant qu’il reste encore beaucoup à faire en particulier en terme de création d’emplois. Mais, toutefois, il pense ce bilan est plutôt positif. "Je m'appuie sur les constats faits par les experts. Il y a un retour de confiance dans le Pays qu'il faut à tout prix transformer et développer". Se projetant dans la prochaine mandature, Edouard Fritch anticipe que le Pays sera en capacité de mobiliser des moyens "énormes" pour les investissements.

Et d'expliquer. "Il y a un levier que nous n'avons pas encore mobiliser, c'est celui de l'emprunt. Nous avons voulu dans un premier temps assainir les finances du Pays, mais aujourd'hui et pour la prochaine mandature, le Pays sera en capacité de mobiliser des moyens énormes en investissement. Je suis assez optimiste sur la situation actuelle du pays."

Mais il reste encore beaucoup de travail, et il  considère que les rivalités politiques ne lui ont pas facilité la tâche. "C''est pour cela que je me révolte contre ces querelles inutiles auxquelles nous nous sommes livrés. Je vous rappelle que lorsque j'ai pris en main les affaires du Pays, durant un an, je n'avais pas de majorité à l'assemblée. Vous vous imaginez les difficultés que j'ai eu pour faire passer une délibération ou une loi de Pays, ou un budget. Cela a été une année de perdue."

Du côté de l’opposition, la démonstration économique de l’exécutif laisse perplexe. Les statistiques ne traduisent pas, selon elle, la réalité. Du moins c'est ce que pense Antony Géros, représentant UPLD. "Aujourd'hui, que constate-t-on. Le problème de l'emploi est récurrent, et il s'aggrave de jour en jour. Et quand l'on entend dans le discours d'Edouard Fritch que ça va, que les paramètres sont à la hausse (…) cela devient difficile à accepter. D'autant que l'on nous dit que les entreprises sortent des difficultés et que d'un autre côté, nous sommes toujours en panne d'emplois."

Marcel Tuihani, quant à lui, a prononcé son dernier discours solennel en tant que président de l’Assemblée. Avec des accents électoralistes assumés, il a appelé à la constitution d’un gouvernement d’union au lendemain des prochaines territoriales. "J'ai lancé un appel à la responsabilité de l'ensemble des élus que nous représentons. Certains élus de bords différents arrivent bien à travailler ensemble, alors pourquoi que ce travail en commun ne pourrait pas se réaliser dans un gouvernement" s'interroge le président de l'assemblée.

Une proposition écartée par  l’UPLD comme par  Edouard Fritch qui citent comme exemple la situation du Caillou. "La Calédonie se cherche un président depuis près d'un mois et pourtant, ils ont effectivement ce schéma qui est écrit aujourd'hui, avec une représentation indépendantiste, une représentation centriste, de gauche. Mais ce n'est pas cela le problème. C'est les hommes, le problème."
 
Rédaction web avec Jean-Baptiste Calvas et Sam Teinaore








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