CULTURE

Cronos expose seul pour la première fois


Mercredi 13 Avril 2016 à 18:25 | Lu 2958 fois

EXPOSITION - Jeudi, l'artiste Hennessy Maraeauria plus connu sous le nom de "Cronos" présentera une trentaine de ses oeuvres. Pour cette première, il n'a pas donné de thème particulier et a préféré montré la diversité de ses créations


Crédit Photo : Tahiti Nui Television
Crédit Photo : Tahiti Nui Television
"Cronos", ce nom vous est certainement familier; Normal, ce jeune artiste d'une trentaine d'années a déjà exposé avec d'autres comme THS, il y a un an de cela. Aujourd'hui, il a décidé de se lancer seul dans l'aventure et de présenter sa conception de l'art ou plutôt du street art qu'il façonne à travers ses oeuvres.

Une trentaine d'oeuvres au total à découvrir à la Galerie Winkler. Parmi elles, on y trouve une variété de créations. De la casquette avec le motif du drapeau eau polynésien, au tableau d'une femme qui ressemble au Christ portant un chapeau en ni'au, en passant par des pochoirs sur palettes. "Je touche à tout, que ce soit au pinceau, au pochoir, de la découpe au laser, à la main, j'aime expérimenter vraiment beaucoup de choses, mais pour cette première expo, j'ai voulu montrer une diversité de mon art", confie Cronos.
 
Du tissu, de la toile, des palettes, autant de supports artistiques déclinés par Hennessy. Sur la majorité de ses productions, on retrouve des éléments du fenua. Un mélange entre culture et du contemporain. Si le noir et blanc sont ses couleurs de prédilection, on retrouvera davantage de couleurs qui harmonisent et rendent plus vivantes ses créations.

L'artiste polynésien témoigne de l'influence pop américaine dans laquelle il a grandi. L'art, Cronos en a toujours fait. Il a commencé au lycée avec des tags. Puis il a développé sa passion pour le dessin. En 2008, il créé sa propre marque de vêtements et depuis un an, il commence à exposer ses oeuvres. Aujourd'hui, il travaille à son compte et plusieurs clients lui demandent d'imaginer des dessins. Mais au début de sa carrière, Hennessy avoue qu'il a dû se plier aux exigences de la mode : "A la base quand je me suis lancé, j'avais un côté plutôt trash et dans le textile, j'étais obligé de me soumettre à la mode et à ce que les gens ici aiment, parce que pour vivre il faut vendre et pour vendre faut plaire. Donc j'étais obligé de mettre un peu de coté la vision que j'avais de mes dessins, de mon design, de mon univers artistique pour pouvoir coller au maximum à la demande locale."
 

Répondre à la demande locale, Cronos a su le faire en expérimentant de nouvelles techniques. Et même s'il n'insiste pas sur un message à véhiculer à travers chacune de ses oeuvres, ses créations sont avant-tout un moyen de s'exprimer. "Je le fais avant tout parce que j'aime ça, ensuite est ce que ça parle aux gens ? Peut-être, peut-être pas. La plupart du temps, quand je créé, je ne me dis pas, okay, quel message je vais donner. Déjà, dès que j'ai une idée, j'essaie de la mettre en place. Il n'y a pas forcément de message."

Message ou pas, Cronos a l'oeil artistique, peut-être lui manque-t-il de pouvoir mettre des mots sur ces oeuvres.
 
Rédaction Web (Interview : Laure Philiber)

Pratique
Exposition du 14 au 26 avril
A la Galerie Winkler








Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 9 Décembre 2016 - 16:16 Julia Zahra prête à conquérir le public polynésien

Jeudi 8 Décembre 2016 - 16:19 Le conservatoire fait son gala

SOCIÉTÉ | FAITS DIVERS | POLITIQUE | SPORT | CULTURE | BUZZ | MONDE | Pharmacies et Médecins de Garde | L'IMAGE DE LA SEMAINE | EMISSION WEB | TE AITO | Festival des îles | Bodyboard