SOCIÉTÉ

Commerces : à chacun sa technique pour vendre


Lundi 11 Janvier 2016 à 18:57 | Lu 934 fois

ECONOMIE - Commerçant à Papeete : pas un métier facile. De nombreuses enseignes ferment leurs portes, d'autres ouvrent. Communication, renouveau, surf sur les tendances... à chacun sa stratégie pour maintenir son activité.


Charlotte Renaud, commerçante
Charlotte Renaud, commerçante
À Papeete, c'est la valse des commerces. Beaucoup ferment leurs portes, d'autres ouvrent de nouvelles boutiques, déménagent. Chacun tente de trouver les bonnes méthodes pour maintenir son activité. 
Éliane, propriétaire d'une boutique de sacs et accessoires, a décidé de déménager ses locaux. Au marché de Papeete depuis plusieurs années, elle décidé de fermer et de rouvrir une boutique face au Vaima. "Là c'est plus sécurisé, et puis c'est moderne. Il y a des vigiles qui tournent", explique-t-elle. La commerçante ne se sentait pas en sécurité dans ses anciens locaux. Installée deux mois dans sa nouvelle boutique, Éliane espère bien maintenir sa clientèle. 

Autre commerce, autre technique. L'enseigne pour laquelle travaille Maui Lacaze mise sur la tendance "healthy food". Nouvellement installée en centre-ville, elle propose de la nourriture naturelle. "On trouve beaucoup ça dans les pays comme Hawaii, les États-Unis. En ce moment, c'est la mode : faire attention à ce qu'on mange, manger naturel", explique le gérant du snack du Vaima. 

Pour Charlotte Renaud, coresponsable d'une boutique de prêt-à-porter, séduire la clientèle passe par la communication et le fait de se renouveler régulièrement. Réseaux sociaux, presse féminine... "il faut beaucoup communiquer, avertir les clientes des nouvelles collections. Pour cela on fait des shootings à Tahiti et à Bali pour présenter à chaque fois des nouveaux styles", explique Charlotte. La responsable estime que "beaucoup de commerçants restent sur leurs acquis, restent avec leurs stocks et ne commandent pas de nouveautés. Il y a pas mal de gens qui du coup ont du mal à fréquenter les commerces parce qu'ils s'attendent à retrouver la même chose à chaque fois". 
L'enseigne se renouvelle donc régulièrement. Et cela fonctionne. "Depuis l'ouverture, tout s'est bien passé. On a très bien travaillé tous les mois", confie Charlotte Renaud. 


Guy Loussan, président de l'association de commerçants Fare Toa No Cathédrale et propriétaire de 2 boutiques en centre-ville, estime également qu'il faut savoir se renouveler. Il mise sur une franchise de vêtements. L'idée pour lui est de se préparer à l'arrivée de touristes étrangers avec par exemple la construction du Tahiti Mahana Beach.

Les obstacles pour les commerces ? Les loyers quelques fois très élevés surtout en centre-ville, les taxes et impôts. "On a des impôts, on a des taxes. Après il faut bien calculer ses prix pour que cela reste intéressant à la fois pour la cliente et à la fois pour nous", préconise Charlotte Renaud. 
Pour Guy Loussan, la baisse du chiffre d'affaires des commerçants polynésiens s'explique par les "achats par Internet, le shopping à l'étranger".  Pour "contrecarrer" cette tendance, il privilégie le rapport avec les client. Pour lui, le "client est roi".


Rédaction Web (Interviews : Maite Mai / Jérémy Rigal) 

Eliane Lo, commerçante


Maui Lacaze, gérant d'un snack d'alimentation naturelle


Charlotte Renaud, co-responsable d'une boutique de prêt-à-porter féminin


Guy Loussan, président de l'association Fare Toa No Cathédrale, propriétaire de 2 boutiques








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