CULTURE

Coco et Koko, les coulisses du dessin animé


Vendredi 23 Septembre 2016 à 16:51 | Lu 897 fois

CARTOON - Coco et Koko, sont à l'antenne sur TNTV depuis le 5 septembre. Cette série d'animation produite à Tahiti, raconte les histoires de deux noix de coco. Côté coulisse, le dessin animé nécessite une mécanique bien rodée : écriture , enregistrement sonore , modélisation 3D. Pour produire 260 épisodes au total , le studio a fait appel à deux jeunes polynésiens formés au métiers de l'animation.


Derrière ce générique et ces deux noix de coco, c'est une histoire de passionnés de dessins animés et de techniques d'animation. Coco et Koko sont créés et mis en scène, dans un petit studio d'animation. Grâce aux logiciels de 3D, les coco prennent forme.  Alex est spécialisé dans la modélisation...Il crée en quelque sorte le squelette virtuel des personnages.

"A la base, on modélise le coco et on lui ajoute plusieurs squelettes (NDLR: structure filaire pas encore recouverte d'une "peau") comme les yeux, la bouche etc.. après une fois fini je les donne aux animateurs afin qu'il puissent les animer". 

"J'ai toujours adoré les dessins animés. Mais surtout, j'aime bien voir mes petites créations prendre vie". Alex prépare le travail pour les animateurs, mettant par exemple des rotules ou pivot aux coudes des personnages de façon à ce que les animateurs puissent lui faire plier le bras. Concevoir les squelettes des personnages est sa principale tâche.

Une fois modélisés , les personnages passent entre les mains et les clics des animateurs. Derrière son écran Tuatea, anime chaque mouvement de bouche, de joue, de sourcils.  Un travail fastidieux . Pour donner vie aux personnages, il doit ajuster les expressions aux dialogues préalablement enregistrés. Pour créer 20 secondes d'animation, cela prend une journée de travail.

"Mon travail est de rendre vivant le personnage. J'anime un épisode par jour". Si du côté du spectateur, 20 secondes de dessin animé nous semble court, voire léger, derrière, cela demande beaucoup de boulot. "Il y a les voix à poser, la scène, l'animation, donner une expression au personnage. Il faut que les mouvements des lèvres soient en harmonie avec les dialogues, quitte à les exagérer puisque que c'est quand même du cartoon."

Pour Tuatea , "C'est une chance d'être tombé sur ce projet là. c'est quasiment inespéré de pouvoir faire du dessin animé à Tahiti. C'est un petit projet, mais c'est déjà un bon début. C'est vraiment un plaisir de venir travailler ici."

Guy Wallart est l'instigateur du projet avec Léo Marais, pour lui, "Le projet a été fait pour prouver que l'on pouvait faire du dessin animé à Tahiti. Que les jeunes d'ici ont les compétences pour le faire".  Guy se réjouit d'avoir des jeunes qui travaillent avec lui. "Seul cela m'aurait pris trois ans pour le faire. Et puis à trois, c'est plus amusant, plus créatif".

Si une journée de travail suffit à peine à créer un épisode, il faut ensuite que l'ordinateur calcule le rendu final afin de sortir une version prête à diffuser. Il faut veiller à ce que l'ordinateur ne plante pas, qu'il n'y ait pas de panne de courant, enfin tous les petits soucis que les possesseurs de Pc connaissent. 70 épisodes ont déjà été réalisés au rythme de un par jour. L'équipe travaille actuellement sur la mise en scène des épisodes de Noël.
 
Rédaction Web avec Thomas Chabrol







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